Huit ans d'abstinence

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 29/11/2006 à 16h30 , modifié le 29/11/2006 à 16h30 0 commentaire

Julie avoue avoir un regard tendre sur ce qu'elle a été et surtout refuse d'avoir honte de son alcoolisme. " Je n'ai rien fait de mal, j'ai juste trop bu. Je suis heureuse d'avoir essayé de m'en sortir et surtout, d'avoir réussi. " Si la jeune femme ne consomme plus du tout d'alcool, elle se qualifie toujours d'alcoolique et ne dit jamais " j'ai été ". " Je ne peux pas dire cela car aujourd'hui, je suis incapable de boire ne serait-ce qu'un verre. La maladie est inscrite en moi. D'autant que dans mon cas, boire ça n'était pas deux verres, mais deux bouteilles. Comme j'ai été seule responsable de mon alcoolisation, je le suis aussi de ma guérison. Je ne ressens aucune envie par rapport à cette boisson, même si lors d'un dîner, il y en a à table. J'ai réussi à enrayer le processus de destruction. " Julie est une maman stricte, voire possessive. Elle précise également qu'il est hors de question que ses enfants trempent ne serait-ce que leurs lèvres dans une coupe de champagne, comme cela se fait souvent. Elle veut leur donner tout ce qu'elle n'a pas reçu et surtout ne pas reproduire ce qu'elle a vécu. Pour Julie, ce serait un terrible drame que de ne pas remarquer si quelque chose ne va pas chez ses enfants.

 
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