Florence : " J'ai changé de carrière à 60 ans !"

Article par Cyril-Claire COURNOYER , le 06/04/2006 à 17h38 , modifié le 09/10/2009 à 17h09 1 commentaire

Florence Lièvre a tout juste 60 ans. Coach toute sa vie, cette femme épanouie a décidé de mettre en pratique ce qu'elle a conseillé des années durant à ses clients : concrétiser sa passion. Elle s'est donc reconvertie dans la peinture.

Quel a été votre parcours ?
J'ai d'abord commencé par suivre des études de lettres, puis j'ai étudié les Beaux-Arts pendant deux ans. Mais à 20 ans, je n'ai pas osé me lancer dans la vie d'artiste alors j'ai délaissé la peinture. J'ai donc commencé une formation de consultante, car les relations humaines m'ont toujours attirées. Comme le graphisme et l'histoire des écritures m'intéressaient également, j'ai beaucoup travaillé avec la graphologie. Le mariage consultante graphologue a tellement bien marché qu'à 40 ans, j'ouvrais mon propre cabinet et j'engageais une équipe.

La peinture faisait-elle toujours partie de votre vie à ce moment-là ?
J'ai eu deux enfants, je travaillais beaucoup... alors mes oeuvres se résumaient surtout aux portraits de mes enfants ! Malgré tout, j'ai repris de manière intensive la peinture vers 35 ans, sans toutefois m'y lancer vraiment.

Pour quelles raisons ?
D'abord parce que j'adorais mon métier, riche en rencontres. J'ai tout de même exposé à 45 ans pour la première fois, mais malgré le succès de cet événement je ne me sentais toujours pas prête à y aller franchement.


Quel a été le déclic ?
Après avoir suivi une formation de Geistalt, j'ai commencé à donner des séminaires d'Art thérapie. J'encourageais les autres à créer. Et là, j'ai ressenti un immense : " A toi maintenant ! " J'ai su que mon tour était venu. Surtout que parallèlement, je suivais des cadres qui allaient partir à la retraite. Je les accompagnais dans cette nouvelle étape. Et j'étais très surprise de constater que tous étaient perdus. Je leur disais qu'ils avaient certainement eu des passions ou des rêves plus jeunes, qu'il était enfin temps de les concrétiser. Puis à 60 ans, on a encore 30 ans devant soi, une période idéale pour démarrer une nouvelle carrière !

Le changement de vie s'est il fait facilement ?
Cela a pris environ deux ans. C'est le temps que j'ai mis pour clore mes activités professionnelles, et me lancer dans la peinture à temps plein !

Concrètement, que se passe-t-il pour vous aujourd'hui ?
J'expose actuellement à la Galerie Dessertenne jusqu'au 15 avril des mini formats réalisés en 2005. Ça se passe très bien. C'est difficile de passer de la solitude de l'atelier à l'exposition publique. Mais le regard de chacun est toujours très constructif.

Quel est votre style de peinture ?
Plutôt abstrait, depuis toujours. Mes maîtres sont Nicolas de Staël, Vieira Da Silva. Pour moi, l'abstrait c'est la peinture qui peint l'intérieur de l'âme. J'ai délaissé l'huile pour l'acrylique il y a longtemps, mais j'ai envie d'explorer de nouvelles choses, pourquoi pas de l'aquarelle ou de la peinture avec des pigments. Vivre son rêve, suivre sa vocation, ça donne une énergie formidable !

 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.

VOS RÉACTIONS

Vous devez écrire un avis

  • Anne-Marie PAUL-NICOLAS, le 09/05/2009 à 18h43 : Un grand bravo, Florence pour ce courageux virage. J'ai voulu t'envoyer, pour une psychothérapie, une jeune femme. Et puis, te cherchant, je suis arrivée sur ce site. J'aimais beaucoup tes peintures, en tout cas, celles qui étaient chez toi, alors, je ne suis pas surprise de cette évolution. J'avais beaucoup aimé le stage peinture chez toi. Il m'en reste des envies, souvent, de retremper mes doigts dans la peinture... Je t'embrasse. Anne-Marie (psychothérapeute à Beauvais)


de Plurielles
SUR LE
    Plus de discussions sur le Plurielles.fr »
    logAudience