Eloigner sa fille pour souffler un peu

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 23/01/2007 à 11h33 , modifié le 23/01/2007 à 11h34 0 commentaire

Face au comportement de sa fille qui rejette la nourriture, Valérie décide de l'emmener chez un spécialiste des troubles comportementaux alimentaires (TCA). Dès le premier rendez-vous, le professeur pose le diagnostic. Enfin quelqu'un mettait sa fille face à son problème. " Ca lui a fait peur. Pour ma part, je pense que je ne voulais pas me l'avouer. Même si je ne m'étais jamais vraiment intéressée à cette maladie, j'y avais pensé. A partir du moment où le professeur a prononcé le mot anorexie, j'ai pensé naïvement que les choses allaient s'arranger, que ma fille guérirait vite. Mais il n'y a pas de remède miracle. " Le processus est engrangé et Justine continue de se détruire. Jusqu'au point pour ses parents de penser à la faire interner dans un hôpital psychiatrique tellement elle va loin. Les TOCS (troubles du comportement) de l'adolescente s'amplifient, elle veut tout régimenter à la maison, prendre la place de sa mère, être la reine. Les médecins décident de lui poser une sonde gastrique pour la nourrir. " Nous avons vécu de terribles moments de doutes, de découragement. J'ai même pensé au suicide, j'étais à bout. Mon mari a envisagé de quitter la maison, sa fille le repoussait. Notre couple a été très ébranlé par cela, et nos deux autres filles aussi. "
Perdue face à un tel mal-être, Valérie emploie des mots très durs dans le livre quand elle s'adresse à sa fille : " c'était presque la fête quand tu étais loin de nous, on vivait enfin. " Elle nous rendait la vie invivable. Ca ne pouvait plus durer. " Car après la période d'anorexie, Justine est tombée dans l'excès inverse, les crises de boulimie. Ce gavage était aussi insoutenable pour ses proches.

 
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