Le Défi pour la Terre : un an déjà !

Article par Cyril COURNOYER , le 17/05/2006 à 16h49 , modifié le 20/08/2008 à 16h52 0 commentaire

Initié par Nicolas Hulot et l'ADEME (Agence gouvernementale De l'Environnement et de la Maîtrise de l'Énergie ) le Défi pour la Terre soufflera sa première bougie le 24 mai prochain. A cette occasion, Annabelle Jaeger, responsable de cette opération, répond à nos questions.

En quoi consiste le Défi pour la Terre ?
En allant sur le site www.defipourlaterre.org, il suffit de répondre à plusieurs questions concernant votre style de vie. Suite aux réponses données, nous vous proposons des conseils pour vivre de façon plus écologiques. Vous pouvez alors vous engager à suivre ces derniers pour diminuer par exemple votre consommation d'énergie.

Comment est née l'idée du Défi ?
La question qui revenait toujours à la Fondation Nicolas Hulot était : " A notre échelle, qu'est-ce qu'on peut faire ? " Nous avons alors pensé à diffuser plus largement les bons gestes à adopter au quotidien, et de s'engager via le site à les respecter ! Il était important de valoriser le passage à l'acte de chacun, sans pour autant faire culpabiliser qui que ce soit.

Vous êtes-vous inspirés d'autres initiatives ?
Oui, il existe au Canada " Le défi d'une tonne ", qui ressemble au Défi pour la Terre. Suite à la mise en place de cette opération, des pays tels le Maroc, la Turquie ou le Vietnam nous ont contactés pour recueillir aussi des informations sur cette initiative.

Quel est le principal message que vous souhaitez communiquer avec ce défi ?
On pense souvent que les émissions de gaz à effet de serre sont l'affaire des politiques ou des industriels. Mais les individus sont responsables de la moitié de ces émissions ! C'est d'ailleurs pour cela que nous avons installé un double compteur sur le site : celui du nombre d'engagés, mais aussi celui qui chiffre les tonnes de CO2 que nous avons économisés depuis la naissance du défi. Il correspond actuellement à 250 000 tonnes, ce qui est l'équivalent de la dépense annuelle d'une ville de 25 000 habitants.

Vous attendiez-vous un tel succès ?
Nous ne nous étions pas fixé d'objectifs précis, mais nous avions fait des sondages auprès de pétitions écologiques et nous espérions environ 200 000 inscrits. Nous avoisinons actuellement le demi-millions d'engagés. Il faut rester modeste face à ce chiffre, mais c'est tout de même bien au-delà de nos espérances.


Ce chiffre peut-il faire bouger les choses au niveau des politiques ?
En politique, les chiffres comptent beaucoup et celui-ci est sans équivoque. Notre président (Nicolas Hulot ndlr) l'utilise notamment quand il va voir des élus pour leur prouver que la protection de l'environnement est un engagement national.

Votre défi touche-t-il davantage un type de population ?
Les femmes sont un peu plus nombreuses, et on note un nombre de participants âgés de plus de 60 ans légèrement inférieur aux autres tranches d'âge, mais nous expliquons cette statistique essentiellement parce que l'engagement se fait surtout par Internet.

Les enfants sont-ils touchés par l'environnement ?
Enormément. Mais nous avons décidé de ne plus cibler nos actions uniquement pour eux, car ces derniers répètent souvent les gestes de leurs parents, il est donc important de sensibiliser aussi les adultes ! Toutefois, nous constatons qu'une fois adolescents, les jeunes de désintéressent des enjeux environnementaux.

L'écologie est-elle une matière qu'on apprend à l'école ?
Oui ! Depuis septembre 2004, les enfants ont 30 heures de cours liées à l'environnement. Mais c'est un enseignement transverse qui ne touche pas seulement les sciences humaines. Car l'écologie touche à tous les domaines et concerne tout le monde.

 
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