Le déclic pour s'en sortir

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 29/11/2006 à 16h24 , modifié le 29/11/2006 à 16h30 0 commentaire

© J-F Kowalski
" Soit je continue et j'en meurs, soit j'arrête tout ". Ce sont les mots que Julie a prononcés sur son lit, alors qu'elle était hospitalisée dans un centre de psychiatrie. Une prise en charge qui s'est révélée catastrophique. " Pendant un an, j'ai été prisonnière d'une camisole chimique. C'était l'horreur, j'étais devenue un vrai légume. C'est là que j'ai pris conscience qu'il était peut-être temps que je fasse quelque chose pour m'en sortir. Je me suis dit " essaies, tu ne l'as jamais fait ". Je n'avais jamais été abstinente en dehors de la petite enfance. " Le vœu le plus cher de Julie était alors de devenir normale, ordinaire. Mais pour cela, il lui fallait apprendre à vivre sans alcool. Pour elle, une révolution. " Je ne savais pas fonctionner sans. Et je devais accepter de ne pas aller bien à partir du moment où j'arrêterais. " A 23 ans, elle a décidé de rejoindre une association d'anciens buveurs. Elle y a fait des rencontres enrichissantes, y a trouvé le soutien indispensable à la réussite de ce challenge, noué des amitiés fortes et surtout y a connu Louis, son futur mari et le papa de ses enfants. Le chemin n'a pas été facile. Mais à force de volonté, elle a surmonté les rechutes et autres embûches. Pendant plusieurs années, elle a ressenti le besoin de se rendre quotidiennement aux réunions. Cela fait maintenant 8 ans qu'elle n'a pas bu une goutte d'alcool.

 
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