Ariane Moffatt sous une belle étoile

Article par Cyril-Claire COURNOYER , le 07/09/2006 à 17h29 , modifié le 26/09/2006 à 09h56 0 commentaire

Très connue dans son Québec natal, Ariane Moffatt nous arrive avec son sourire mutin et ses harmonieux accords. Son deuxième album Le cœur dans la tête confirme le talent de cette artiste, à découvrir sans plus attendre.

Rencontrer Ariane Moffatt, c'est un peu comme retrouver une copine perdue de vue. D'emblée, la chanteuse me demande si on peut se tutoyer et n'hésite pas à parler du côté sombre qui l'a habité durant l'écriture de son deuxième album. Pourtant, cette femme de 27 ans a une énergie et une joie de vivre qui charment dès le premier contact.

D'où venez-vous ?
Je suis originaire de la banlieue de Québec, mais suis arrivée vers l'âge de 10 ans à Montréal. Mes parents n'étaient pas du tout musiciens, ils travaillaient dans l'éducation, mais m'ont encouragée à aller au bout de cette passion. Depuis toute petite, j'ai toujours été attirée par la musique et les claviers. Puis au lycée, j'ai eu un prof qui nous a fait monter des comédies musicales, ce qui m'a encore plus sensibilisée au chant et à la scène.

Qu'est-ce qui vous a donné envie d'étudier ensuite la théorie de la musique ? 
Je trouve qu'il est important de bien connaître la musique pour en faire. Je voulais découvrir au maximum ce monde-là. De fil en aiguille, ce sont des rencontres déterminantes qui m'ont permis d'abord d'être choriste pour des chanteurs québécois connus (Marc Déry et Daniel Bélanger ndlr), puis de sortir mon premier album Aquanaute en 2002.

Cet album a rencontré un très grand succès dès sa sortie et vous avez remporté de nombreux prix. Comment l'avez-vous vécu ?
Ce qui est étrange, c'est que le succès m'a chamboulée. En fait, je me suis sentie un peu perdue. Je souhaitais partir au Mali, prendre du recul. Mais c'est à ce moment-là que j'ai fait la connaissance de M, avec qui j'ai repris en duo la chanson Ma belle étoile. A partir de cette rencontre, j'ai annulé mon voyage en Afrique et me suis mise à l'écriture du Cœur dans la tête.


Un coeur dans la têteComment avez-vous rencontré M ?
De façon assez hallucinante ! J'étais à la terrasse d'un café de Montréal, devant mon ordinateur portable, avec M en fond d'écran, que j'admirais énormément. Je lève les yeux... et le vois devant moi, en chair et en os ! Je suis allée lui parler et de là est partie notre collaboration.

Vous êtes multi-instrumentiste, ce qui est plutôt rare chez une femme ici. Est-ce plus fréquent au Québec ?
Je pense que oui. Mais ici je suis accueillie avec un grand respect, il n'y a aucun machisme, même si effectivement, on dirait qu'une femme est plus souvent auteur ou interprète.

Votre dernier album est un heureux mélange de groove, de guitares, le tout bercé par votre voix si douce et si particulière. Pourquoi avez-vous appelé votre style " Rythm and Grunge " ?
Je trouve que cela reflète bien l'état d'esprit du disque, mais je suis toujours gênée de cette appellation, qui tient plus d'une blague qu'autre chose, car je ne prétends pas lancer un mouvement musical !

Votre série de concerts parisiens au printemps dernier a très bien marché. Revenez-vous bientôt ?
Oui, j'ai douze dates à travers la France au mois de novembre (Toutes les dates sur : www.arianemoffatt.fr.) J'y serai entourée de trois musiciens électro jazz.

 
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