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La science des rêves : petit concentré de poésie

Article par , le 10/08/2006 à 12h06 , modifié le 16/08/2006 à 13h55 0 commentaire

Michel Gondry est un réalisateur atypique. Il le prouve encore une fois avec son dernier film, la Sciences des rêves, une fable drôle, touchante, onirique, brillamment mise en scène, parfaitement interprétée. Magique !

Réalisation : Michel Gondry
Acteurs : Gael Garcia Bernal, Charlotte Gainsbourg, Alain Chabat
Sortie le 16 août

Le cinéma de Gondry est paradoxal, à la fois proche et lointain. Proche, parce que ses films sont des histoires d'adultes qui vivent des amours compliquées, alambiquées, impossibles. Et lointain, parce qu'il nous ramène à notre enfance, quand on ne voulait pas grandir et que tout était plus facile, justement. Michel Gondry est un nostalgique, un réalisateur brillant mais enfantin et cette nostalgie, dans ses films, apparaît si bien.

Son dernier film la Science des rêves, sur les écrans le 16 août, fait partie de ces films là. Ce n'est pas tant le scénario, tout simple finalement. C'est la manière dont il a décidé de raconter cette histoire. L'histoire parlons-en, c'est celle de Stéphane, interprété par le charmant Gael Garcia Bernal, qui a une certaine propension à vivre dans son petit monde à lui, à se réfugier dans ses rêves pour égayer une réalité trop ennuyeuse et qui tombe amoureux de Stéphanie, jouée par la douce Charlotte Gainsbourg. Transi d'amour mais incapable de se débrouiller avec ses sentiments, il va chercher des solutions dans son imagination.

Une histoire banale, en somme, faite de moments surréalistes, de scènes loufoques et de personnages secondaires plus extravagants les uns que les autres, avec en tête, un Alain Chabat hilarant en obsédé déchaîné. Qui mieux que Gondry aurait pu réaliser ce long métrage qui oscille entre rêve et réalité ? Qui mieux que lui aurait pu filmer des situations que nous avons tous rêvées ? Une scène où Gael Garcia Bernal conduit une voiture en carton, où il vole dans un ciel peint au-dessus d'un village en papier, où il enlève Charlotte Gainsbourg et qu'ils chevauchent tous les deux un cheval en feutrine... Pas la peine de fermer les yeux, on s'y croirait. Ca fait rêver, beaucoup sourire, presque pleurer.

 
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