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Rachida Khalil, une humoriste qui monte

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 01/09/2006 à 11h42 , modifié le 02/06/2008 à 14h56 0 commentaire

Cette jolie jeune femme d'origine marocaine s'impose doucement dans le monde des humoristes. Elle a co-écrit son one-woman-show, "La vie rêvée de Fatna", avec Guy Bedos. Rachida nous parle de sa rencontre avec son parrain de scène et de son combat pour le droit des femmes.

Du théâtre au one-woman-show
Avec son joli minois, son irrésistible accent marocain et des textes qui ne laissent pas indifférent, Rachida Khalil a su s'imposer auprès du public. Pourtant, c'est d'abord vers le théâtre qu'elle s'est tournée. " Vers l'âge de 13 ans une bibliothécaire m'a fait découvrir les beaux textes à travers les livres. J'ai très vite eu la passion des mots et envie de faire du théâtre. " A 25 ans, lasse de traverser des moments difficiles et ressentant de plus en plus l'envie de faire entendre sa voix, elle décide de s'orienter vers le café-théâtre et le one-woman-show. " Ca n'a pas été facile, car je ne connaissais pas ce domaine. D'autant que mon entourage me disait que je n'avais pas le physique d'une rigolote. Il y a encore quelques années, ce milieu était très masculin. Heureusement les mentalités ont évolué. "

© Olivier Pascaud
Sa rencontre avec Guy Bedos
Rachida Khalil a alors souhaité recevoir l'aide, les conseils d'humoristes reconnus. Elle prend l'initiative de contacter Guy Bedos. " C'est l'un des derniers dinosaures, il a à la fois une grande gueule et une grand sensibilité. Il a été formidable, le courant est passé immédiatement. Guy s'est tout de suite intéressé à mon travail, même s'il était un peu méfiant au début et qu'il m'a testée. " Il lui a finalement écrit deux textes pour son spectacle et ils ont travaillé ensemble les autres sketches.

Une artiste engagée
Si Rachida Khalil vit en France depuis l'âge de 5 ans, ses parents l'ont élevé dans la culture marocaine. Elle passe d'ailleurs toutes ses vacances dans ce pays et en connaît donc parfaitement les coutumes. " J'ai dû partir de la maison pour échapper à ce milieu. Aujourd'hui je m'entends très bien avec mes parents, mais il a fallu du temps pour faire évoluer leur mode de fonctionnement. " La scène lui permet de traiter de l'exclusion, de la soumission des femmes, du fanatisme et de l'intolérance. Parfois corrosifs et poignants, ses sketches sont toujours drôles. " Je voulais écrire des sketches équilibrés ni trop légers, ni trop engagés, il n'était pas question pour moi de faire du militantisme à outrance. J'ai joué au Maroc et le spectacle a été bien accueilli. C'était important pour moi. J'ai envie de faire avancer les choses, même si je ne veux pas être la porte parole d'une cause. Il est évident que dans mon prochain spectacle je m'engagerai, mais je ne sais pas encore sous quelle forme. "

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