• Loisirs
  • Cinéma & Sorties

Plurielles rend hommage à Philippe Noiret

Article le 24/11/2006 à 11h36 , modifié le 24/11/2006 à 12h21 0 commentaire

Toute la rédaction a tenu à dire quelques derniers mots à Philippe Noiret, ce monstre sacré du cinéma français. A l'âge de soixante-seize ans, après avoir lutté des années contre son cancer, l'acteur inoubliable de "La Grande bouffe" ou du "Vieux fusil" nous a quitté hier soir, mais nous laisse une œuvre de plus de 120 films. Pour l'éternité.

Noiret c'est avant tout pour moi une voix, cette voix si particulière, si grave, que l'on entend au début de la cinéscénie du Puy du Fou. Une voix qui résonne dans le noir et qui, immanquablement, vous donne la chair de poule. Mais Noiret c'est aussi une longue liste de films plus beaux et plus émouvants les uns que les autres. A commencer par cet inoubliable "Vieux fusil" où il aime et venge Romy Schneider, mais aussi "Alexandre le bienheureux" avec cette fameuse scène du repas dans le lit. Plus récemment, j'avais beaucoup aimé Noiret dans "Père et fils" de Michel Boujenah. Un grand monsieur qui avait su apporter élégance et distinction à ce monde du cinéma qui n'en a pas toujours.
Laurence

Mes premières émotions cinématographiques datent du "Vieux fusil"... et Philippe Noiret faisait partie de ces personnages que je croyais immortels.
Caroline

Chaque soir, au début du 20 heures, c'est le moment du câlin avec mon fils. Hier, lorsque j'ai entendu l'annonce du décès de Philippe Noiret, c'est peut-être stupide, mais je ne voulais pas y croire. Pourquoi, je ne sais pas... sans doute parce que cet homme avait un charisme, une voix et une prestance, et surtout était un très grand acteur. Si discret et si courageux, il continuait sa tournée malgré cette maladie qui le rongeait chaque jour davantage. Philippe Noiret restera pour moi un comédien de talent.
Nadège

Philippe Noiret, avec son air de vieux monsieur à la voix grave et l'allure bonhomme, me rappelait un peu mon grand père. Et certains de ses rôles aussi, toujours touchants. Bouleversée par le "Vieux fusil", que j'avais vu au cinéclub en terminale, j'ai pleuré en le voyant au milieu des flammes dans "Cinema Paradiso". Et je crois que, par-dessus tout, j'ai adoré le "Taxi mauve". Parce que le film se déroulait en Irlande et que les personnages, Noiret en tête, étaient d'une simplicité émouvante.
Amélie

C'est quand je l'ai vu dans "Cinema Paradiso" il y a 16 ans que j'ai complètement craqué. Un monstre de douceur et de tendresse, donnant dans ce film la réplique à un petit "Toto" qui apprend beaucoup de lui, et de son amour du cinéma. Philippe Noiret était pour moi l'un des grands acteurs français, avec Depardieu, Serrault ou Rochefort. Il est resté actif jusqu'à la fin, parce qu'il devait être aussi passionné par la vie que par sa carrière. Une carrière d'ailleurs menée sans l'ombre d'un échec.
Cyril


A 76 ans, Philippe Noiret nous quitte... Un homme si talentueux qui, après ses débuts au théâtre, que j'avoue ne pas avoir vraiment connus, est passé sur le grand écran. Parmi ses films connus de tous, comme "La Grande bouffe" ou "Le vieux fusil", voilà celui dont je me souviens le plus : "Les Ripoux" ! Un chef d'œuvre qui nous oblige à dire que c'était un grand comédien, un acteur très populaire et, je pense, très apprécié avec sa voix unique et pleine de charme. Philippe Noiret, votre mort laisse un grand vide...
Laure

Mon meilleur souvenir de Philippe Noiret reste son rôle dans "Cinema Paradisio". A l'époque où mes parents m'avaient emmené le voir au cinéma, j'avais tout juste dix ans... à peu près l'âge de Toto, le personnage principal de cette histoire. Je n'avais donc pas eu de mal à m'identifier à ce gamin, pris sous son aile par un projectionniste passionné, Alfredo, qui lui fait découvrir l'art de rêver par les images. A travers la disparition de Philippe Noiret, c'est cet Alfredo, qui a été pendant la durée du film mon plus grand ami, qui vient de me quitter à nouveau. Alors, ce soir, je vais m'enfermer dans une salle obscure, devant n'importe quel film, et je m'imaginerai avec lui dans la cabine de projection. Comme si j'avais toujours dix ans.
Benjamin

 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.

VOS RÉACTIONS

Vous devez écrire un avis



de Plurielles
SUR LE
    Plus de discussions sur le Plurielles.fr »
    logAudience