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Le musée des arts décoratifs

Article par Benjamin SARAGAGLIA , le 08/09/2006 à 12h28 , modifié le 09/11/2006 à 15h54 0 commentaire

Le 15 septembre, le musée des Arts Décoratifs, à Paris, a ouvert à nouveau ses portes au public. Les collections ont été restaurées, réorganisées, dans un bâtiment rénové. Ceci pour une visite plus agréable que jamais.

Une meilleure circulation
Il y a 101 ans, les Parisiens découvraient, dans l'aile Marsan du Palais du Louvre, le musée des Arts Décoratifs : un ensemble d'objets usuels et magnifiques représentant l'art de vivre à la Française. Depuis, les collections se sont considérablement enrichies, pour atteindre 150 000 pièces aujourd'hui. Il était temps de leur donner une nouvelle visibilité.
Pour permettre de mieux les apprécier, le travail principal a été de simplifier leur accès. Il a donc été décidé que la visite se ferait dans l'ordre chronologique : Moyen Age (avec notamment les périodes gothiques et la renaissance italienne), les XVIIe et XVIIIe siècles (vocabulaire architectural, chinoiserie, orfèvrerie...), le XIXe siècle (le goût de l'Empire, les noirs et nacres, le phénomène des expositions universelles...), l'Art nouveau, l'Art déco, les arts moderne et contemporain (des années 40 à aujourd'hui), puis la galerie d'actualité.
Autre astuce pour faciliter le parcours : les "Period room". Ces onze chambres thématiques ponctuent le cheminement du visiteur de moments de rêveries, avec des œuvres replacées dans leur contexte d'époque.


Galerie des jouetsUn bâtiment rénové
Deuxième aménagement : les murs ont fait peau neuve. Ils ont retrouvé leur aspect original, puis ont été peints en certains endroits, dans des couleurs sobres. Pour mieux présenter l'architecture du bâtiment, les fenêtres et les baies ont été dégagées de tout ce qui pouvait les cacher. Ainsi, non seulement la lumière naturelle pénètre mieux, mais en plus les visiteurs peuvent apprécier les vues sur le Carrousel du Louvre, les Tuileries et la rue de Rivoli.
De nombreuses vitrines ont par ailleurs été ajoutées, soit en leur donnant leur architecture propre, soit en les intégrant à celle des pièces. Celles de la galerie des jouets, par exemple, sont suspendues au milieu des salles.


La restauration des œuvres
Fermer les lieux quelques temps a permis de s'occuper un peu des objets. Justement, beaucoup d'entre eux avaient besoin d'un petit rafraîchissement. C'est ainsi qu'a été lancée la plus grande campagne de restauration de l'histoire du musée : elle a duré plus de six ans.
La principale difficulté venait de la diversité des matériaux, presque aussi vaste que celle des objets (et il y en avait près de 5 000 à retravailler). Bois, céramiques, textiles, papier mâché, laques, peintures, nacre, parchemin, cuir, vitraux... chaque matière implique une technique de restauration propre. Une centaine de professionnels se donc attelés à la tâche.
Pour les ébénisteries du XVIIe siècle, par exemple, il a fallu réparer les fixations des placages ou de la marqueterie (des dessins réalisés en collant des morceaux de bois ou de cuir de couleurs différentes). A contrario, il fallait ajouter aux sièges du XVIIIe, recouverts de tissus, le moins de nouvelles matières possible, et archiver tous les éléments qui ne pouvaient pas rester sur les meubles.

C'est donc dans leur deuxième jeunesse que vous pourrez admirer les objets d'art du musée.

 
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