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Lumière sur les collections du musée de l'Orangerie

Article par Benjamin SARAGAGLIA , le 14/06/2006 à 18h05 , modifié le 15/06/2006 à 13h07 0 commentaire

Après sept ans de travaux, le musée de l'Orangerie ouvre à nouveau ses portes à Paris. Il a fait peau neuve pour, notamment, mieux laisser pénétrer la lumière. L'occasion de voir sous un nouveau jour les chefs-d'œuvre de Renoir, Cézanne et Modigliani, mais aussi la pièce maîtresse de Claude Monet, les Nymphéas.

Les Nymphéas de Claude Monet
Il est rare d'observer une telle osmose entre une œuvre d'art et le musée qui l'abrite. A croire que les deux salles ovales de l'Orangerie, dans lesquelles sont présentées Les Nymphéas, sont aussi de Claude Monet. Dans un sens, c'est un peu le cas.
De 1914 à 1926, au bord du jardin d'eau de sa propriété de Giverny, le peintre s'est attelé à cet ensemble monumental. Il a ainsi donné vie, sur cent mètres de long et deux de hauteur, à un paysage d'eau entouré de plantes, de branches de saules, de reflets de nuages et... de nymphéas (synonyme poétique, et nettement plus évocateur, de "nénuphar").
Dès 1921, son ami et admirateur Georges Clemenceau lui propose d'installer cette œuvre dans le musée de l'Orangerie, tout récemment acquis. Monet, y voyant un emplacement idéal, accepte, participe à la conception des deux salles et décide que ses toiles seront directement collées aux murs, comme si elles étaient faites pour décorer le lieu.
Pourtant, ces salles présentaient jusqu'à présent un défaut majeur : elles ne laissaient pas entrer la lumière naturelle. Cette lacune est désormais palliée avec les récents travaux : le plafond a été partiellement remplacé par une verrière. Les Nymphéas peuvent maintenant être admirés sous différentes lumières, selon l'avancée de la journée, ainsi que Claude Monet l'avait imaginé.

La collection Jean Walter et Paul Guillaume
Si le rez-de-chaussée ne comporte que cette gigantesque de Monet, il vous suffit de descendre quelques marches pour découvrir les 140 œuvres d'auteurs divers, collectés par Paul Guillaume. Grand défenseur de l'art moderne, il a très tôt fait partie de ce courant de marchands d'arts parisiens qui, au début du XXe siècle, sont peu à peu passés du statut de commerçant à celui de collectionneur privé.
Trouvant que l'Etat ne donnait pas assez de visibilité à la production de son époque, il a regroupé un ensemble d'œuvres à même de faire découvrir à la communauté la peinture moderne. Avant 1918, il avait déjà acquis et présenté des chefs-d'œuvre d'artistes d'avant-garde, tels Matisse, Picasso, Modigliani ou Derain. Il obtiendra plus tard des tableaux d'auteurs encore peu connus, dont le Douanier Rousseau, Utrillo, Soutine, Laurencin, Sisley, Gauguin, Van Dongen... les deux plus imposants ensembles de sa collection étant ceux regroupant les peintures de Cézanne et Renoir.
La nouvelle disposition du musée de l'Orangerie, présente non seulement l'avantage de combiner éclairages naturel et artificiel, mais a en plus permis de réorganiser la visite, pour la rendre plus chronologique. Et ainsi se délecter sans contrainte d'une collection magistrale !

 
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