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Jennifer Aniston, la belle inoxydable

Article par Esprit Femme , le 20/06/2006 à 17h24 , modifié le 23/06/2006 à 12h38 0 commentaire

"Tout ce qui ne vous tue pas vous rend plus fort." Cette devise, l'ex-héroïne de "Friends" l'a faite sienne depuis l'enfance. Maintenant le cap et se relevant avec panache des épreuves les plus douloureuses. Portrait d'une battante.

À 37 ans, elle n'a jamais paru aussi resplendissante. Le corps harmonieusement dessiné par la pratique intensive du yoga, la peau délicatement cuivrée mettant en valeur son sourire éclatant, elle irradie. Celle qui était, il y a seulement un an, la "femme trompée" la plus médiatisée de tous les temps, la cible des rumeurs les plus cruelles, a relevé la tête. Et, aujourd'hui, plus personne n'a envie de persifler. Belle et amoureuse, sa carrière au top, Jennifer force l'admiration. Les studios lui envoient en flux tendu des propositions de films, et les journaux féminins se bousculent pour mettre cette fille à la pointe de la tendance dans leurs pages mode. Mieux, le magazine américain GQ l'a élue "femme de l'année 2005", publiant en couverture son corps zéro défaut sensuellement dénudé. Une première, puisque le mensuel masculin avait jusque-là toujours élu des hommes. Et une preuve que tout le monde s'incline désormais devant son courage en acier trempé. "Je me sens beaucoup plus forte qu'avant", confirme-t-elle, avec cette petite flamme espiègle enfin réapparue dans ses yeux. Pourtant, l'amie préférée des filles n'était pas partie gagnante dans la vie...

Traumatisée par le divorce de ses parents alors qu'elle a tout juste 9 ans, elle grandit entre les griffes d'une mère narcissique et blessante. Cette ex-mannequin frustrée de n'avoir jamais réussi à percer dans le cinéma, passe son temps à dévaloriser sa fille. "Ma mère me disait toujours que ma bouche manquait de symétrie, que j'avais les yeux trop rapprochés et le nez énorme, et que je devais absolument corriger tout ça avec du maquillage. Alors, je l'écoutais. L'ennui avec le maquillage, c'est qu'on s'y habitue et qu'on perd toute notion de dosage. À 20 ans, j'avais la tête d'une démonstratrice en cosmétique !", s'amuse-t-elle aujourd'hui. L'humour a toujours été pour elle le meilleur moyen de sublimer le monde lorsque tout va mal : "J'ai grandi en étouffant ma tristesse et en devenant quelqu'un de gai et de drôle. C'est un sacré moyen de survie. Encore aujourd'hui, si une situation est tendue, j'essaie de faire rire."


Ce don de tourner la vie en dérision, elle décide de l'exploiter jusqu'au bout en devenant comédienne. Quitte à finir clown dans un cirque si personne ne veut d'elle. Elle a 20 ans, et sa mère lui prédit un échec cuisant. À 25 ans, alors qu'elle se demande si maman n'avait pas raison finalement, elle auditionne pour un projet de série télé sur une bande de copains colocataires. Enchantée par sa prestation, la production est prête à lui offrir le rôle... si elle perd 13 kilos ! Jennifer s'exécute aussitôt, deuxième gage de sa volonté acharnée.

Friends démarre en 1994. C'est un succès fulgurant. Les épisodes sont regardés chaque semaine par 26 millions de spectateurs américains. Puis par ceux du monde entier. Toutes les filles s'identifient à Rachel Green, cette jeune femme drôle, maladroite et peu sûre d'elle, mais qui finit toujours par emporter la mise. Un personnage pas très éloigné de la vraie Jennifer, même si le succès n'arrive pas à la rassurer totalement : "Il a des effets pervers sur les gens. Ils vous donnent plus de valeur que vous n'en avez réellement", décrète-t-elle, fataliste.

Mais rien n'y fait. Miss Aniston est l'héroïne enfin accessible, la "girl next door" à des années-lumière des bimbos californiennes agressives. Une fille pleine de charme, malgré ses imperfections. Sa coupe de cheveux, un dégradé ébouriffé, devient même un must-have chez tous les coiffeurs de la planète. Loin de se gonfler d'orgueil, la nouvelle star peaufine cette autodérision qui lui est chère : "Il y a des filles beaucoup mieux fichues que moi à Hollywood. Je me trouve trop courte sur pattes, ce qui explique pourquoi je me ruine en chaussures." Le jour où elle reçoit un prix d'interprétation, elle balance même : "Il doit forcément y avoir quelqu'un dans le jury à qui j'ai un jour glissé un billet de 20 dollars !"

 
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