A la base de Comme t'y es belle !, il y a une idée toute simple : parler des filles à travers le prisme de la communauté juive séfarade de Paris. On suit donc les aléas de la vie d'Alice, Isa, Léa et Nina, jeunes femmes actives, voire complètement débordées par la vie et ses petits tracas. Cette comédie romantique est servie par un quatuor parfaitement accordé (Michèle Laroque, Valérie Benguigui, Aure Atika et Géraldine Nakache, la petite nouvelle très prometteuse) et des personnages masculins un brin stéréotypés (mention spéciale à Alexandre Astier en odieux macho) et tout à fait charmants (nouvelle mention à Thierry Neuvic et David Kammenos). Alors, certes, on n'échappe pas aux clichés de la mère juive (Marthe Villalonga en très grande forme) ou des grande réunions familiales pour les fêtes religieuses, mais au fond ça n'est pas ce qui est vraiment important.
Non, au fond, c'est surtout l'histoire de quatre femmes qui jonglent entre le boulot, le mari et les enfants, qui se remettent d'une rupture, qui croient au grand amour ou qui hésitent à se laisser tenter par un potentiel amant... Comme t'y es belle ! c'est une somme de petites histoires ordinaires, de femmes qui pleurent, qui rient, qui souffrent et qui vivent aussi de jolis moments. Et ça, cette comédie romantique en est ponctuée. S'y ajoutent une musique aussi improbable (du "Pour que tu m'aimes encore" de Céline Dion, en passant par le "Désir désir" de Laurent Voulzy ou "L'envie d'aimer" des Dix commandements...) qu'efficace et des situations dont on se dit "Tiens, j'ai réagi exactement pareil quand ça m'est arrivé à moi" ou simplement "Voilà, ça, c'est moi" : rien que pour ça, on ne lui souhaite que du bien à ce film. Alors qu'est-ce qu'on dit ? "Mazel tov !"