Réalisation : Dean Parisot
Scénario : Judd Apatow, Nicholas Stoller
Acteurs : Jim Carrey, Téa Léoni, Alec Baldwin
En salles depuis le 22 février
Souvenez-vous : il n'y a pas si longtemps, Jim Carrey incarnait des bouffons dans des films pénibles (mais à succès), tels Ace Ventura, Dumb and Dumber ou The Mask... Puis il a rehaussé son image avec les plus sérieux The Truman Show et Eternal Sunshine of the Spotless Mind. Depuis, il a fait un retour vers l'humour, en sélectionnant désormais mieux ses scénarios.
Dans Braqueurs Amateurs, il interprète un jeune cadre plein d'entrain, d'ambition et de bonne humeur, catapulté un jour au sommet de la toute-puissante Globodyne Corp... avant de voir celle-ci, le lendemain, s'effondrer dans un scandale financier, et donc de se retrouver au chômage. Lui et sa femme perdent alors tout ce à quoi ils tenaient : voitures, Hi-Fi, et surtout leurs rêves (américains, bien sûr). Leur dernière solution ? Jouer les Bonny et Clyde.
Ce film est une satire économique, donc. Et bien tournée : elle s'inspire clairement des affaires Enron, WorldCom ou Tyco, en ironisant allégrement sur les aspects les plus sordides du capitalisme irraisonné. Avec ce qu'il faut d'humour, d'exagérations et de dérision, l'attaque fonctionne d'autant mieux. Du coup, loin d'être gênantes, les grimaces de Jim Carrey tombent à pic.