La faute à Fidel, de Domitilla Calamai

Article par Benjamin SARAGAGLIA , le 05/09/2006 à 19h29 , modifié le 26/02/2008 à 22h17 0 commentaire

Par Benjamin Saragaglia

L'héroïne
Ottavia a huit ans en 1968, son enfance à Rome est heureuse, à Rome, en 1968. Son père est un ingénieur issu de la haute bourgeoisie espagnole, sa mère est italienne, d'origine américaine. Tous les étés, elle part en vacances chez sa grand-mère espagnole.

L'intrigue
Sa grand-mère paternelle est une proche de Franco, sa mère est de gauche, son oncle un activiste communiste, ses grands-parents maternelles des voyageurs libéraux, et son père se syndicalise... Difficile, dans ses conditions, de comprendre la politique. La conclusion d'Ottavia : tout est la faute de Fidel Castro.

Le décor
La jeune héroïne navigue d'une bourgeoisie à l'autre : celle d'Espagne, rigide, puis celle d'Italie, libérée. La comparaison entre ces deux pays méditerranéens est très agréable pour nos yeux de Français.

Le style
Avec espièglerie, humour et pertinence, Domitilla Calamai arrive à faire parler une enfant aussi bien que si elle était adulte.

Trois adjectifs pour qualifier ce livre
Malicieux, léger, exotique.

Pourquoi vous aimerez
Parce que vous découvrirez (ou vous vous rappellerez, si vous avez connu ces lieux à cette époque) une fresque habile des mouvements politiques de la fin des années 60 en Italie et en Espagne.

L'auteur
Journaliste italienne, Domitilla Calamai signe son premier roman (après un essai sur le cinéma, publié en 1996), qui sera adapté au cinéma par Julie Gavras, avec Julie Depardieu et Stefano Accorsi (sortie en novembre prochain).

La faute à Fidel, Domitilla Calamai, Actes Sud, 16 €

 
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