Lutter contre les premières rides : interview d'une dermatologue

Article par Saliha Hadj-Djilani , le 06/01/2010 à 17h15 , modifié le 06/01/2010 à 17h56 0 commentaire

Thérèse Nocera, dermatologue au service dermatologie de l'hôpital Larrey (CHU de Toulouse), travaille également sur la recherche clinique au département dermo-cosmétique des laboratoires Pierre Fabre. Voici quelques conseils précieux pour lutter contre les premières rides, inspirés de l'entretien qu'elle nous a accordé.

Quel est le principal facteur responsable du vieillissement?
 
Il faut d'abord rappeler que nous ne sommes pas tous égaux face au vieillissement; il dépend beaucoup de notre patrimoine génétique. Certaines personnes vieillissent  naturellement plus vite que d'autres.

Cependant, parmi les facteurs environnementaux responsables du vieillissement, c'est vraiment le soleil qui peut causer le plus de dégâts. Des expositions répétées, sans protection, diminuent le capital soleil (capacité limitée de chacun à lutter contre les ultraviolets tout au long de sa vie) et les UVA -qui pénètrent la peau en profondeur la font vieillir plus rapidement.

Il semble que les fans du bronzage à outrance, si soucieux de leur apparence, oublient que le soleil accélère le vieillissement de la peau ! Pour bronzer plus vite, ils prennent une protection trop faible ou -pire- appliquent de l'huile bronzante sans indice de protection. Sans oublier, ceux qui abusent des cabines UV. Or il est impératif de se protéger avec un écran solaire adapté à l'exposition et à son type de peau, si on veut éviter d'être ridé jeune.
 
Quels sont les gestes médicaux couramment pratiqués pour réduire les premières rides?
 
Les crèmes antirides associées à une bonne hygiène de vie  ont une action  préventive avant tout.  Si vos premières rides sont déjà là, il est cependant possible de les réduire grâce à des techniques esthétiques qui vont avoir un effet curatif.Ces méthodes de "rajeunissement" peuvent être pratiquées dès la trentaine mais doivent être réalisées par un médecin qui a été formé pour !

Qu'il soit  dermatologue spécialisé en esthétique, chirurgien esthétique ou médecin esthétique, vérifiez qu'il appartient à une société de formation au sein de laquelle il remet ses connaissances à niveau régulièrement.
Enfin, avant toute intervention esthétique, le médecin doit : effectuer un examen clinique, dresser un devis et vous laisser un délai de réflexion. Si ce n'est pas le cas, méfiez-vous.
 
Parmi les interventions esthétiques "légères", on distingue :
 
-le peeling superficiel, moyen ou profond:
Le peeling superficiel, à base d'acides de fruits, peut être pratiqué chez soi, en institut mais aussi chez le dermatologue. Il redonne éclat et vitalité à la peau.
Le peeling moyen ou profond est plus contraignant puisqu'il nécessite parfois une anesthésie générale.
Les substances chimiques utilisées pour desquamer la peau ne peuvent être maniées que par un médecin expert. Il utilise soit de l'acide trichloracétique (TCA) soit du phénol quand les rides sont plus marquées.
Ces peelings gomment durablement les irrégularités de teint et  les rides.
Attention cependant: le résultat n'est pas immédiat! La peau endolorie peut mettre une à deux semaines pour cicatriser !
 
-le laser
Il existe différents lasers anti-rides. En fonction de leur longueur d'ondes, ils peuvent abraser les rides, éliminer les taches brunes ou résorber des vaisseaux dilatés.
 
-les injections d'acide hyaluronique qui ont tendance à remplacer celles de collagène dans la mesure où elles provoquent moins de réactions allergiques (l'acide hyaluronique est naturellement présent dans l'organisme).  Cette substance est injectéé pour combler la ride; les résultats sont rapides et discrets. Mais comme l'acide hyaluronique est résorbable par l'organisme,  il faut faire des injections régulièrement. A renouveler tous les 6 à 12 mois.
 
-les injections de toxine botulique qui ne viennent pas combler la ride mais paralyser le muscle responsable de la ride. Comme la contraction musculaire est supprimée, l'épiderme est lissé immédiatement. Les résultats durent entre 3 et 9 mois.
Attention aux médecins peu regardants qui ne seraient pas formés à cette technique et qui ne vous proposeraient ni devis, ni délai de réflexion. Sans oublier l'examen clinique obligatoire.
 Une injection de toxine botulinique ratée peut entraîner la paralysie d'un muscle par erreur et vous obliger à afficher une grimace pendant plusieurs mois! La prudence est donc de rigueur.
 
Pour plus d'informations, contactez :
Le Groupe de Dermatologie Esthétique et Correctrice (GDEC)
24, rue Chauchat
75009 Paris
Tél. : 01 53 85 82 77      
http://grdec.media-mci.info/         
Email : info@grDEC.com

 
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