Conserver son bronzage : interview d'un dermatologue sur les UV des cabines

Article par Katia BLETRY , le 09/09/2009 à 20h01 , modifié le 10/09/2009 à 11h16 0 commentaire

Nina Roos, dermatologue à Paris, nous explique l'impact des rayons UV sur notre peau lorsque nous allons faire bronzette en cabine.

Quels sont les dangers de bronzer en cabine ?
Ce n'est un secret pour personne, les UV artificiels sont cancérigènes au même titre que le tabac. Nous ne pouvons donc pas recommander à nos patients de faire des UV en cabine pour entretenir leur bronzage.

Le problème se pose-t-il surtout sur les peaux claires ?

Pour les peaux mates, une séance d'UV artificiels de temps en temps n'est pas trop grave car celles-ci ont une défense naturelle, la mélanine, qui les protège. Le problème, ce sont les femmes à la peau claire qui veulent prolonger leur bronzage avec des séances hebdomadaires dans des cabines. Sur celles-ci, les UVA sont cancérigènes et ils sont également impliqués dans le vieillissement de la peau. Donc globalement, elles vont grignoter leur capital solaire au fur et à mesure et préparer gentiment le lit du cancer de la peau 20 ans après. 

Un nombre de séances d'UV artificiels, même très limité, peut être conseillé ?
Oui, lorsqu'un patient a une maladie de la peau comme le psoriasis qui peut se traiter par le soleil en cabine. A ce moment là,  il y a un nombre de séances, 150 dans toute sa vie, qui vont être répertoriées dans un carnet, avec la dose délivrée en joules. Par contre, on ne peut pas conseiller un nombre même limité de séances à un patient uniquement pour satisfaire une quête esthétique.

 
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