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Mon pire ratage chez le coiffeur

Article par Marie-Lucie VANLERBERGHE , le 12/02/2008 à 17h50 , modifié le 15/07/2008 à 11h53 0 commentaire

Ces quatre femmes sont sorties du salon de coiffure avec des coupes de cheveux au bol d'une autre époque, des cheveux couleur poils de carotte, ou encore avec une tête de bichon frisé. Pour Plurielles, elles se souviennent de cette horrible expérience et nous racontent leur désarroi...

Sophie et sa coupe de cheveux à " la Mireille Matthieu "
" Il y a des jours où vous souhaitez un changement radical dans votre vie... Et ce jour-là, alors âgée de 15 ans, je voulais changer de tête. Rien de moins, et surtout tout de suite. Magique ! Un rendez-vous était disponible immédiatement chez le coiffeur de ma mère... Mon calvaire commence. Je patiente un bon quart d'heure. Le coiffeur me tend quelques livres de modèles de coupes de cheveux remplis de ringardises. Timidement, je montre du doigt à celui que j'appelle depuis le bourreau, une coupe courte aussi charmante qu'absolument irréalisable vu que le mannequin est blond aux cheveux fins et que je suis complètement l'inverse !

En artiste averti, le coiffeur opère savamment plusieurs allers-retours entre la photo et mon visage tout en fronçant les sourcils. Après le passage au bac pour le shampooing, le cliquetis des ciseaux commence. Et mon rythme cardiaque de s'accélérer. Mes longs cheveux noirs tombent sur le carrelage. Je lance un discret "Euh vous êtes sûr que ce n'est pas trop court ?" Le professionnel de répondre d'un solennel : " Vous aimerez votre coupe de cheveux. " Plusieurs mouvements intempestifs plus tard, le coiffeur s'arrête, prend du recul, et admire son œuvre. Je fixe le miroir et sens les larmes me monter aux yeux. Horreur. J'arbore la coupe de cheveux de Mireille Matthieu. Certes, elle est un peu plus moderne grâce au dégradé plongeant qu'il a pris la liberté de me faire, mais c'est quand même Mireille Matthieu ! Complètement ringard ! C'est simple, en quelques coups de ciseaux, ce coiffeur a -presque- gâché mon existence. Aujourd'hui, me faire couper les cheveux est une décision mûrement réfléchie... "

Stéphanie avec sa coupe de cheveux en poils de porc-épic
" J'avais un bon pour une coupe gratuite à valoir dans une enseigne privée. Quand je suis arrivée, la coiffeuse qui allait s'occuper de moi a fait un peu la tête du genre " Ce n'est pas en lui coupant les cheveux gratuitement que je vais pouvoir faire tourner mon salon, moi ! " Et j'ai compris que ça allait mal se passer quand elle a sorti le rasoir. Ayant une coupe carré, je désirais quelque chose de plus court mais qui ne fasse pas trop garçon. Etonnée par le fait qu'elle se serve d'un rasoir -à aucun moment, elle n'a utilisé de ciseaux...-, elle m'a rétorqué avec dédain : " C'est ça ou la cire vue la masse de cheveux. " Après quelques minutes de supplice, je me suis retrouvée coiffée " comme des dessous de bras ". L'expression est peut-être un peu forte mais l'image est là. Mes cheveux étaient hirsutes et remontaient dans tous les sens. Après un échange un peu virulent avec la coiffeuse pour lui faire part de mon mécontentement, j'ai filé dans une autre enseigne. Compréhensif devant mon cas désespéré, le coiffeur m'a prise sur le champ, a très bien rattrapé la mise et ne m'a pas fait payer... C'est grâce à lui qu'aujourd'hui je peux raconter cette histoire sans être trop furax ! "

Carole et sa coupe de cheveux bichon frisé
"C'était il y a quelques années, j'étais coiffée avec une coupe de cheveux au carré et j'avais envie de lui donner plus de volume car j'ai les cheveux assez souples. Je pensais qu'un décollement de racines serait approprié, ce que m'a confirmé le coiffeur chez qui je suis allée. Il commence sa préparation et je le vois me poser des genres de bigoudis avec un produit très fort. Un peu inquiète, je précise que je souhaite quelque chose de léger et discret, mais surtout pas de boucles ou de mini-vague... " Ne vous inquiétez pas, tente-il de me rassurer, cela sera très naturel. " Naturel est le mot préféré des coiffeurs et en général, ce n'est pas de bon augure...
Je garde mes bigoudis assez longtemps, puis il vient me les enlever. Je distingue sans peine des petites frisettes style caniche sur toute la longueur de mes cheveux. "Ne vous inquiétez pas, on va alléger la masse" dit-il se lançant ciseaux en main dans l'élaboration d'un savant dégradé. Quand vient enfin l'étape finale, après le séchage, je me retrouve avec une masse de cheveux bel et bien permanentés, digne des plus belles coupes de Dallas... Une horreur ! Pour sûr, le volume est au rendez-vous puisqu'en plus du reste, il y a bien un effet décollement de racines ! J'ai l'impression de me retrouver avec une choucroute sur la tête ! Evidemment, comme c'est souvent le cas dans pareille situation, l'addition est plus que salée, ce qui achève de me déprimér totalement. C'est fou comme on peut se sentir nulle dans ces moments-là. Shampooing dès le retour chez moi, brushing pendant trois mois et port de barrettes pendant six mois avant que l'effet bichon frisé ne s'estompe..."

Angélique et sa coupe de cheveux oranges
"Mes cheveux sont châtains. Ni blonds, ni bruns ; d'une couleur que j'estime un peu " bâtarde ". Lisses, sans reflet, un peu ternes. Un jour, j'expose ce " complexe " à mon coiffeur et lui fait part de mon souhait d'avoir de jolis reflets dorés... Ses yeux s'illuminent et il me propose, tout sourire, une nouveauté. Ce n'est ni une coloration, ni un balayage, quelque chose de vraiment léger qui donnera à mes cheveux un joli reflet blond vénitien. Il est très convaincant et je m'imagine déjà en train de me balader, des rayons de soleil transperçant mes cheveux de mille reflets. L'application du mélange que le coiffeur réalise devant moi me ramène à la réalité. Une pâte épaisse et orange mélangée à une autre texture marron. Je tente de me raisonner et de ne pas stresser. " Ca va ? ", me questionne le coiffeur en triturant sa mixture à l'odeur nauséabonde. " Ouai, ouai ", lui dis-je dans un sourire crispé. Il applique le produit puis enveloppe ma tête dans du cellophane. Je prie pour qu'aucune de mes connaissances ne rentre dans la boutique à ce moment-là. Le coiffeur place un casque chauffant au-dessus de ma tête. Au bout de cinq minutes et après le feuilletage de trois magazines, je lance " Vous ne m'oubliez pas ! Je ne veux pas ressembler à Poil de Carotte ". Amusé par ce qu'il pense être de l'humour et non un cri du cœur, il répond " Mais non ! ". Je me raisonne et me replonge dans mon survol de la presse. La lampe s'arrête. Le cellophane est ôté. Le résultat est peu visible, presque inexistant... Sauf à la racine des cheveux, vous savez ceux qui sont tout fins et se situent au-dessus des yeux. Orange ! Pas roux, ni cuivrés, non, orange ! ! ! Je panique, et engueule le coiffeur. Il me propose de reprendre le coup. " Ah vous avez des cheveux qui marquent beaucoup ", dit-il en guise d'excuse. Rien n'y a fait. Cela a duré plus quatre mois. Je n'ai jamais touché à la couleur de mes cheveux depuis."



 
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