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A la recherche du point G

Article par Marie-Lucie VANLERBERGHE , le 02/01/2007 à 10h23 , modifié le 02/06/2008 à 14h49 0 commentaire

G comme Graal, à croire que cette zone érotique serait la quête ultime... Alors, mythe ou réalité le point G ? Avec les conseils avisés de spécialistes, Plurielles met les points sur les i !

Mythe ou réalité ?

Un conte pour celles qui ont du mal à jouir ? Un bouton soi-disant magique pour rassurer les hommes ? Un moyen d'obtenir un orgasme à coup sûr ?
Entre celles qui s'exclament " oui, il existe, je l'ai rencontré ! " et celles qui ont des doutes sur son existence, qu'en est-il vraiment du point G ?
Une chose est sûre, il existe une zone particulière appelée " lame conjectivo-vasculaire " par les spécialistes. La peau y est très innervée et vascularisée, ce qui rend cet endroit plus réceptif.
" Ce tissu spongieux se gonfle de sang pendant l'excitation, un peu comme le fait un pénis, explique Marie-Hélène Colson, sexologue. On pense que c'est le point G, car lorsqu'on stimule bien cette zone, on obtient un orgasme. "
Néanmoins, ce fameux point n'a rien d'un bouton magique ou d'un " clitoris bis ", prévient Brigitte Lahaie : " certaines femmes témoignent d'orgasmes plus importants grâce à une bonne stimulation de cette zone, mais la plupart ont du mal à déterminer le rôle du point G, car l'orgasme vaginal se manifeste de manière diffuse dans tout le vagin, voire dans tout le corps. "

Comment le trouve-t-on ?

Situé entre 2 et 5 centimètres de l'entrée sur la paroi antérieure du vagin (côté pubis), le point G est une sorte de boule de la taille d'un pois, de consistance souple et striée. Pour le repérer, il suffit d'y faire rentrer un ou deux doigts en crochet et de masser en tournant de manière appuyée. Ou encore de bouger le doigt en faisant le signe " viens ici ".
Au départ, le contact de cette zone peut s'avérer assez désagréable, proche d'une sensation électrique ou d'une envie d'uriner, car elle est très proche de l'urètre.

Comment l'éveille-t-on ?

Le sexologue Gérard Leleu conseille d'entreprendre la quête du point G comme un jeu et non comme un défi à relever. " La première fois, c'est rarement agréable, mais la sensibilisation et l'éveil du point G peut se faire progressivement, c'est une recherche ".
Pour Brigitte Lahaie, nous devons apprendre à nous toucher, nous caresser, nous découvrir : " le partenaire n'est pas forcément coupable si nous n'arrivons pas à atteindre le septième ciel. Et c'est seulement parce que nous nous connaissons bien que nous pourrons le guider, lui permettre de s'améliorer en nous caressant au bon endroit. "
Et de rappeler qu'il existe même des jouets érotiques spécialement conçus pour stimuler le point G. Patience donc, le point G n'est pas un " déclic à orgasmes ", mais rien n'empêche de le stimuler pour développer de nouvelles sensations plutôt que de rechercher l'orgasme ultime à tout prix.

Existe-t-il des positions " spécial point G " ?

Oui, même si le point G réagit davantage à la stimulation manuelle qu'à celle du pénis. " Certaines positions, à plus fort potentiel orgasmique, stimulent mieux le point G, explique Brigitte Lahaie. La levrette ou le missionnaire en surélevant le bassin et les jambes se prêtent mieux à une sollicitation du point G. Ou bien lorsque la femme est à califourchon sur son partenaire, elle peut plus facilement trouver comment faire monter son plaisir. "

Et si on ne le sent jamais ?

De nombreuses femmes connaissent des orgasmes vaginaux sans pour autant les situer au niveau du point G, et l'orgasme n'en est pas de moindre qualité. " Quand on fait l'amour avec l'objectif d'atteindre l'orgasme à tout prix, on a tout faux, déclare Brigitte Lahaie. C'est justement en lâchant prise et en mettant son corps à l'écoute de ses sensations que l'on a le plus de chances d'obtenir un orgasme. Le véritable point G pendant la pénétration, c'est dans le cerveau qu'il se situe ! "

 
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