Porno féminin : ses ambassadrices

Article par Margaux S. , le 11/02/2010 à 17h07 , modifié le 19/10/2010 à 11h10 0 commentaire

Elles sont anciennes actrices, artistes... et elles s'engagent à fond ! L'actrice et productrice française Ovidie, la photographe Natascha Merritt ou encore la réalisatrice Petra Joy se lancent dans la bataille, pour la bonne cause !

Lorsqu'on les interroge, ces "ambassadrices" du porno féminin ne voient rien de plus naturel que cette féminisation de l'industrie du sexe. Les initiatives se multiplient pour imposer ce genre.

Certaines veulent un véritable changement au sein du cinéma X, comme l'Allemande Laura Meritt, fondatrice du premier prix européen du "film pornographique féministe."
Ce prix a été récemment décerné pour la première fois à plusieurs réalisatrices qui ont reçu un trophée en forme d'huître, censé évoquer l'érotisme féminin.

Elle  propose aussi l'étiquette "PorYes", jeu de mot sur "porno." Pour être "PorYes", un film
doit "mettre l'accent sur le plaisir féminin", renoncer au "doublage stéréotypé des
gémissements" et "ne pas mettre en valeur systématiquement l'orgasme masculin."

Les conditions de la femme en jeu

Il s'agit aussi d'assurer "des conditions de travail décentes" aux actrices, d'impliquer des femmes derrière la caméra et de privilégier les relations sexuelles protégées.
La réalisatrice britannique Anna Span, pionnière du X au féminin, s'assure, par exemple, que ses actrices possèdent bien un passeport, ce qui signifie que leurs papiers n'ont pas été confisqués par un proxénète.

D'anciennes actrices comme Ovidie sont également passées derrière la caméra pour faire passer ce message et investir ce terrain si cher aux hommes.
Parce que la femme est au centre de l'industrie du sexe, le porno féminin se veut garant d'une sexualité libérée et assumée, prise en charge par des femmes et pour des femmes.

 
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