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Le plaisir féminin ne s'apprend pas dans les livres

Article par Laurence Bourdouleix , le 05/12/2005 à 16h03 , modifié le 07/01/2015 à 18h02 0 commentaire

Les femmes aujourd'hui semblent tout connaître de la sexualité, du désir et du plaisir, grâce notamment aux médias. On pourrait donc penser qu'elles sont plus à l'aise quand elles font l'amour. La réalité n'est peut-être pas aussi évidente, car dans ce domaine la connaissance ne fait pas tout. Noëlla Jarrousse, sexologue, nous en dit plus.

Si le désir pour l'autre vient spontanément, il s'opère une espèce de magnétisme entre les deux protagonistes, à l'inverse le plaisir n'est pas inné. Il va s'acquérir au fur et à mesure de la relation. Et même de très bonnes connaissances en matière de zones érogènes, de baisers ou de caresses ne vous entraîneront pas systématiquement au septième ciel.

 

"Un moment intime réussi demande un certain apprentissage. Le couple doit prendre le temps de se connaître aussi bien physiquement que moralement", rappelle Noëlla Jarousse. "On ne se sent pas à l'aise avec son corps du jour au lendemain. Combien de femmes, une fois sous la couette paniquent à l'idée de ne pas être à la hauteur sexuellement ou tout simplement de se montrer nue devant leur partenaire. L'image du corps a pris une telle importance depuis quelques années. Je déplore aujourd'hui que les hommes et les femmes ne prennent pas le temps nécessaire pour se découvrir. Cela éviterait tellement de séparations prématurées. "

 


L'obsession de la performance peut être néfaste

Il est vrai que nous vivons dans une société où la performance est le maître mot et ce même en ce qui concerne la sexualité. " Les jeunes exigent tout, tout de suite, constate Noëlla Jarrousse. Les femmes revendiquent le droit au plaisir comme les hommes et veulent avoir 10/10 à chaque fois qu'elles font l'amour, la qualité et la quantité. On n'oublie qu'il n'y a pas si longtemps encore, on ne se souciait pas ou peu du plaisir de la femme. Si elle en avait c'était tant mieux. "

Il n'est donc plus question pour la femme de faire l'impasse sur son plaisir. Elle ne veut pas passer à côté de quelque chose de génial et elle a raison. Elle veut ressentir la même chose que les autres, souvent influencée par ce que décrivent les journaux féminins ou ce qu'elle voit dans les films.
" Mais attention, souligne la sexologue, la notion de plaisir est trop subjective pour avoir un modèle. C'est impossible de mettre noir sur blanc précisément ce que l'une ou l'autre ressent.
Certes les médias sont utiles, ils permettent aux femmes de se poser des questions et d'oser consulter un professionnel si quelque chose ne va pas. Mais chacune doit préserver sa personnalité, son ressenti, sa façon d'être sans aller sans cesse voir ce qui se passe chez la voisine ! "

 
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