Nanouche, 55 ans : "nous nous embrassions comme des adolescents..."

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 10/07/2007 à 15h06 , modifié le 25/06/2008 à 15h31 0 commentaire

« C'était il y a un an à Cuba. Dans le bus qui nous emmenait à l'hôtel, alors que j'étais accompagnée, mon regard s'était posé sur un homme séduisant, à priori plus jeune que moi.
Un soir avec des personnes du voyage nous avons pris un bain de minuit. Nous sommes rentrés à l'hôtel tout dégoulinants,  je l'ai croisé, il rentrait d'une excursion. Il m'a regardée et m'a dit "dommage, je serais bien venu avec vous". Comme il me plaisait beaucoup, je lui ai répondu « chiche on y retourne », les autres n'ont pas suivi. Mon ami était parti se coucher depuis longtemps.
Nous nous sommes baignés nus. On a commencé à jouer dans l'eau et là, il m'a embrassée, me disant que depuis le début du voyage il m'avait remarquée, mais que comme j'étais accompagnée, il n'avait pas osé m'accoster. Nous nous sommes allongés sur le sable. En y repensant je suis encore sur un petit nuage, quel romantisme, un clair de lune superbe, les palmiers... nous nous embrassions comme des adolescents. Il me susurrait des mots doux et tendres, ne cessait de répéter mon prénom. A 54 ans, pour la première fois de ma vie, je faisais l'amour tendrement sur la plage avec un homme de dix ans mon cadet. Le rêve !
Nous sommes rentrés à l'hôtel en s'embrassant sans arrêt. Je n'ai pas osé aller le rejoindre dans sa chambre les autres soirs. Pourtant, nous nous lancions des regards qui en disaient long sur nos envies. A l'aéroport de Cuba, alors que nous nous étions échappés pour fumer une cigarette, il m'a avoué qu'il m'avait attendue tous les soirs, que notre histoire ne pouvait se terminer comme cela et qu'il voulait me revoir. Nous avons réussi à échanger nos coordonnées. A Orly, mon ami me pressait et je n'ai même pas pu lui dire au revoir.
Dans ma tête et dans mon corps j'ai senti une très grande tristesse, comme si je sortais d'un rêve fabuleux.
J'ai dit la vérité à l'homme qui m'accompagnait à Cuba et j'ai rompu.
Je n'osais l'appeler par peur qu'il me dise « et bien ma vieille, ça n'était que pour les vacances ». Mais non, il m'a rappelée, nous nous somme revus, c'était toujours aussi romantique. Cela a duré 9 mois. Je pense souvent à lui, j'ai vécu l'histoire la plus romantique de ma vie. Nous nous sommes quittés à cause de notre différence d'âge et surtout parce que j'ai pris du poids et que j'avais peur de son regard, mais je le regrette. »
 
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