Maisons closes : toute une histoire

Article par Margaux S. , le 20/04/2010 à 16h59 , modifié le 19/10/2010 à 11h07 0 commentaire

Bordel, maison close, lupanar... Les noms ne manquent pas pour désigner ces établissements qui ont traversé le temps. Tour à tour reconnus ou méprisés, ces lieux et leur évolution témoignent de l'omniprésence de la prostitution dans notre Histoire.

Sans remonter à l'Antiquité, il faut savoir qu'au XIXème siècle, la maison close faisait partie intégrante de la vie sociale. Les hommes qu'ils soient notables respectables ou étudiants, s'y rencontraient sans se cacher.
Mais au fur et à mesure, les politiques envers la prostitution vont hésiter entre réglementation et répression, considérant qu'il fallait faire preuve de salubrité publique et encadrer les filles de joie.
Quelques dates clés montrent l'évolution du phénomène en France et la persistance du débat autour de cette profession.


La loi Marthe Richard
La loi Marthe Richard, du nom de la conseillère municipale de Paris, est la loi qui impose la fermeture des maisons closes en France.
Votée le 13 avril 1946 par le gouvernement provisoire, la loi entraine ainsi la fermeture de près d'un millier de maison de tolérance. Environ 20.000 femmes sont concernées.

Dès 1947, devant les pertes financières qu'ils accumulent, les anciens tenanciers des maisons de tolérance montent au créneau et interpellent des élus pour la réouverture des maisons. Depuis, certains députés et ministres réclament périodiquement leur réouverture, relançant ainsi la polémique...


Premier mouvement de prostituées
Du côté des principales concernées, c'est en 1975 que le premier mouvement de prostituées voit le jour. Aux côtés de Grisélidis Réal, des milliers de prostituées s'opposent aux nouvelles lois répressives et à la réouverture des maisons closes.
Un deuxième mouvement a lieu en 2003. Il concerne la loi pour la sécurité intérieure qui pénalise le racolage passif et reste très décrié encore aujourd'hui.
 
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