Maisons closes : les maisons "ouvertes"

Article par Margaux S. , le 20/04/2010 à 16h56 , modifié le 19/10/2010 à 11h07 0 commentaire

La question de la réouverture des maisons closes a été soulevée récemment par la députée UMP de Seine-et-Marne, Chantal Brunel. Selon elle, il ne faut ni nier, ni supprimer la prostitution mais l'encadrer. Un moyen de la protéger des réseaux mafieux et des réseaux de traite d'humains qui s'épanouissent dans la clandestinité.

Auteur d'un livre, Pour en finir avec la violence faite aux femmes, Chantal Brunel fait également partie d'un groupe de travail sur la prostitution mis en place par le ministère de l'Intérieur. Lorsqu'elle a relancé, pour la énième fois, le débat sur la réouverture des maisons closes, elle a également relancé la polémique.
 
"Maisons... ouvertes"
Plus que des maisons closes,  Chantal Brunel propose la création de "maisons ouvertes" destinées "aux  femmes qui ont fait de la prostitution leur métier, qui paient leurs impôts et qui sont indépendantes, c'est-à-dire des femmes qui peuvent en sortir quand elles veulent".
Des établissements qui pourraient se regrouper à plusieurs, en colocation par exemple, et permettraient d'offrir notamment de meilleures conditions de suivi médical ou financier.
Une idée que la députée souhaite creuser avec le groupe de travail sur la prostitution, mais qui ne plaît pas à tout le monde...
 

Pas d'écho dans la profession
Cette proposition ne trouve pourtant pas d'écho dans la profession. Le syndicat du travail sexuel (STRASS) s'y oppose. "Nous ne voulons pas qu'un système réglementariste divise les travailleurs du sexe entre des réguliers qui travailleraient en maison closes et d'autres qui continueraient d'être criminalisés pour refuser de se plier au contrôle de l'Etat", argumente-t-il. Le débat est donc loin d'être clôt.
 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.



d'Amours
logAudience