Maisons closes : l'avis de Malika Amaouche, membre du collectif droits et prostitution

Article par Margaux S. , le 20/04/2010 à 16h50 , modifié le 19/10/2010 à 11h08 0 commentaire

Membre du collectif droits et prostitution, Malika Amaouche travaille au contact des prostituées. Pour elle, le débat autour des maisons closes passe avant tout par une consultation des principales intéressées. Mais aussi par une réflexion plus globale sur le statut relatif à l'exercice de la prostitution en France.

Le 24 mars dernier, le collectif droits et prostitution organisait la 4ème édition des Assises de la prostitution. Un rassemblement de professionnels et de militants pour la défense des droits et la promotion de la santé des prostituées.
Lors d'une table ronde autour de l'éventuelle réouverture des maisons closes, les travailleuses du sexe se sont prononcées à l'unanimité contre. La raison ? Elles redoutent un retour à l'enfermement et une privation de leur liberté.


"Peu importe que l'on travaille sur le trottoir, dans une camionnette, dans un studio ou ailleurs"
Pour Malika Amaouche, le lieu où s'exerce la prostitution n'est pas une fin en soi. Il faut avant tout de bonnes conditions de travail et une garantie de toucher la totalité des revenus générés.
En ce sens, le collectif réfléchit d'avantage à la création d'un statut indépendant, du type profession libérale.
Le collectif n'est pas complètement opposé à l'ouverture de maisons closes mais ils dénoncent surtout l'interdiction de toute autre forme de prostitution qui en découlerait et un débat trop éloigné des principales intéressées.
 
Maisons closes... mais ouvertes
Lors des Assises de la prostitution, le collectif s'est associé à des partenaires européens pour s'intéresser à ce qui se faisait chez nos voisins, afin de découvrir des modèles moins contraignants et offrant des conditions de travail convenables.
S'il n'existe, là encore, pas de solutions miracles, l'égalité et la reconnaissance et la liberté des travailleurs et travailleuses du sexe restent les principales priorités pour l'exercice de leur profession.
 
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