"Frayer avec l'ennemi"

Article le 05/12/2005 à 15h35 , modifié le 25/06/2008 à 17h46 0 commentaire

Ma compagne et moi nous sommes rencontrés dans une caserne près de Lyon. J'étais sergent, Cindy simple soldat. Nous avons caché notre relation, plus pour Cindy que pour moi. Dans l'armée, c'est un peu particulier et assez macho pour être honnête. Les filles sont vite cataloguées. Par définition, le supérieur est méchant et injuste : les soldats n'aiment pas les sergents qui n'aiment pas les caporaux et ainsi de suite. Certains soldats auraient pu vouloir faire payer à Cindy son rapprochement "avec l'ennemi". Et puis, il y a le problème du favoritisme : c'est vrai que, si je le pouvais, je préférais lui confier le balayage de la cour que la corvée des toilettes !
La nuit, elle me rejoignait en catimini dans ma piole en dehors de la caserne. Le matin, je la retrouvais au garde à vous devant moi alors que quelques heures plus tôt on s'était dit au revoir en s'embrassant. Lors des permissions, on se donnait rendez-vous dans des villes inconnues pour ne pas être reconnus. C'était assez romanesque. Aujourd'hui, ce sont vraiment de bons souvenirs. J'ai quitté l'armé pour d'autres raisons et peu après, Cindy m'a rejoint à Marignane où nous vivons toujours. Nos anciens collègues de l'armée n'ont découvert notre relation qu'au cours d'un mariage de copains militaires. Ils étaient soufflés.
Sergent José, 31 ans, Bouches-du-Rhône

 
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