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Le clitoris, cet inconnu

Article par Laurence BOURDOULEIX , le 20/09/2007 à 16h33 , modifié le 06/02/2008 à 17h06 7 commentaires

C'est l'organe du plaisir par excellence. Mais hélas trop de femmes et d'hommes passent encore à côté et se privent de tout le bonheur que celui-ci peut apporter. Partez à la découverte de ce petit bouton tant convoité !

Où se situe-t-il exactement ?
Cette question peut paraître saugrenue, mais beaucoup de femmes et d'hommes ne savent pas encore où il est situé. Il se trouve au niveau de la vulve, à l'endroit où les petites lèvres se réunissent et il surplombe le méat urinaire (orifice externe de l'urètre) qui le sépare du vagin. Pour le trouver du premier coup, il vaut mieux attendre qu'il se soit dilaté sous l'effet du plaisir : une simple caresse, un simple frôlement le rend rapidement discernable.
 
A quoi ressemble-t-il ?
Le pois rosé qui se découvre lorsque l'on écarte les petites lèvres n'est que la pointe émergée de l'organe. Sa forme coudée explique que seule une petite partie du clitoris est visible (1 cm environ).
Les anatomistes le décomposent habituellement en trois segments :
- Son extrémité interne, le "gland" truffé de terminaisons nerveuses est de loin la zone la plus sensible.
- Le frein qui mène au gland est perceptible juste au-dessus.
- Le genou ou corps fait le lien avec les os du bassin et rattache le clitoris à l'articulation pubienne.
 
Est-ce qu'il est gros ?
De 2 à 4 cm, ses proportions varient d'une femme à l'autre. Sa sensibilité n'est pas proportionnelle à sa taille ! Comme pour le pénis !
Attention aux idées fausses :
- Un clitoris surdéveloppé n'est pas l'indice d'un désir sexuel intense.
- La masturbation ne réduit pas la taille du clitoris.
- La taille du clitoris n'est pas proportionnelle à sa sensibilité.
- La situation haute ou basse du clitoris n'a pas une incidence sur les réactions sexuelles.
 
Peut-on le comparer à un pénis en miniature ?
La comparaison peut tenir si l'on considère que le clitoris est un embryon de verge. Il comporte une verge, un gland, des tissus érectiles et il se gorge de sang lors d'une excitation. Lors d'un rapport sexuel, il rougit et double de volume.
Mais attention, ne poussons pas plus loin la comparaison, le clitoris ne contient pas de conduit pour éjaculer.
 
Attention fragile !
Messieurs, trop contents d'avoir repéré le clitoris, ne vous précipitez pas dessus. En effet, cette zone ultrasensible est très fragile. Il suffit de peu de choses pour que les pressions deviennent douloureuses.
Ne commencez pas à le caresser avant de vous être assuré que la partenaire ait eu des secrétions vaginales. La lubrification est le meilleur indice pour prévenir l'irritation du clitoris.
Pour cela, il faut avant tout passer par le stade caresses, frôlements, baisers... afin de provoquer l'excitation.
N'insistez pas sur le gland du clitoris mais plutôt sur les zones avoisinantes : le frein et les petites lèvres.
Arrivé à un certain degré d'excitation, le gland se rétracte et s'aplatit. Ce phénomène de rétractation peut se produire 2 ou 3 fois durant les préliminaires et cette disparition est systématique juste avant l'orgasme. Il réapparaît après l'extase.
 
A quoi correspond l'orgasme clitoridien ?
C'est Freud qui, le premier, a distingué l'orgasme clitoridien obtenu par la stimulation du clitoris et l'orgasme vaginal obtenu lors d'un coït.
Pour Master et Johnson, il n'existe qu'un seul type d'orgasme dont le point de départ est clitoridien. Zwang va dans le même sens quand il écrit dans Le sexe de la femme que « les deux organes " clitoris et vagin " ne " sont nullement concurrents mais complémentaires et synergiques ».
Les femmes savent très bien faire la distinction entre un orgasme externe provoqué par la stimulation du clitoris et un orgasme coïtal profond. Les sensations éprouvées sont bien différentes.
Sans caresses du clitoris, les femmes ont plus de mal à atteindre un orgasme : la seule action du pénis dans le vagin, sans stimulation supplémentaire, ne suffit pas toujours à provoquer l'orgasme.
La femme peut parfaitement éprouver deux orgasmes très rapprochés dans le temps, contrairement aux hommes qui ont besoin d'un certain laps de temps entre deux éjaculations.
 
A lire :
Hors série Sexualité
Drs Marina Carrère d'Encausse et Michel Cymes
Editions Marabout - 10 €
 
Un petit bout de bonheur -Manuel de clitologie
Rosemonde Pujol - 14 €
Editions Jean-Claude Gawsewitch
 
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