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Le calendrier gynécologique d'une femme de 50 ans

Article par Emilie RABOTTIN avec agence , le 14/02/2010 à 17h26 1 commentaire

Autour de 50 ans, une femme subit une grande mutation dans sa vie : la ménopause. Celle-ci implique des changements dans le corps et les hormones ; bref un suivi gynécologique n'est pas seulement conseillé : il est indispensable !

Si beaucoup de femmes ont recours aux conseils d'un gynécologue au moment de la ménopause, elles cessent d'aller le voir quand elles n'ont plus besoin de traitement hormonal de substitution. Et ceci ne devrait pas arriver car le risque de cancer du sein ou de l'utérus augmente significativement après la ménopause, ainsi que d'autres soucis moins graves comme les fibromes par exemple : 40 % des femmes de plus de 50 ans en sont atteintes. Il existe aussi un risque démultiplié de maladies cardiovasculaires et d'ostéoporose.

Et la politique de l'autruche est la pire : si vous mettez la tête dans le sable, à l'instar de ce volatile peureux, vous ne verrez certes pas le danger mais vous ne pourrez pas lutter dès qu'une anomalie révélée lors d'un examen gynécologique ou qu'une alerte a lieu. Or, dans tout traitement de ce genre de maladie, le dépistage précoce joue un rôle fondamental dans son succès.

Le dépistage du cancer du sein est un examen entièrement remboursé par la Sécurité sociale et que vous devez effectuer tous les deux ans en faisant une mammographie. Une mammographie annuelle est préconisée pour les femmes à risque, par exemples celles ayant des antécédents familiaux. Une femme sur huit est touchée par le cancer du sein. Deux fois sur trois, cette femme est ménopausée. Si la tumeur est détectée à un stade précoce, le risque de mortalité est diminué de 25 %. Le traitement est bien plus efficace et les risques de séquelles moindres. Le palper des seins est un examen que vous pouvez pratiquer chez vous mais il ne remplace pas les mammographies. Car une tumeur que l'on peut sentir du bout des doigts est déjà assez importante.

Une fois par an, faites pratiquer un examen gynécologique. Vous n'en êtes pas dispensée une fois la ménopause venue. Gardez vos bonnes habitudes ! Bien sûr, si vous êtes sous traitement hormonal de substitution (TSH), ce chiffre montre à deux fois par an. Le TSH a pour but d'améliorer la qualité de vie au moment de la ménopause mais il ne prévient pas l'ostéoporose ni les maladies cardio-vasculaires.

Le frottis a lieu tous les deux ans, dans le but toujours de dépister l'éventuelle présence de cellules précancéreuses dans le col de l'utérus. Un prélèvement de peau est réalisé en position gynécologique et n'est pas douloureux. Placé entre deux lamelles de verre dans un liquide spécial, il est envoyé à un laboratoire pour analyse.

Une femme ménopausée doit être mesurée régulièrement. Cette mesure peut révéler une fragilité vertébrale à l'ostéoporose. En l'absence de prévention, une femme perd 3 mm par an à partir de l'âge de 65 ans.

L'examen gynécologique prendra aussi en compte le tour de taille, la tension artérielle et l'histoire de la patiente : fume-t-elle, a-t-elle des problèmes de diabète, de cholestérol, de surpoids... Le but est d'éviter les accidents cardio-vasculaires et d'encourager la femme à entretenir une bonne qualité de vie.
 
Notre conseil
Le TSH n'est pas prescrit à toutes les femmes. Seules celles présentant des troubles comme les bouffées de chaleur, troubles de l'humeur, sécheresse vaginale, problèmes de peau, 
troubles urinaires, du sommeil, prise de poids, etc. se le voient prescrire.

 
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