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Son travail passe avant moi

Article par Clémence Orcel , le 25/03/2009 à 17h59 , modifié le 29/04/2009 à 12h22 5 commentaires

Week-ends, vacances, soirées en amoureux, il a toujours une bonne excuse pour y échapper : son travail. Votre moitié en a fait sa priorité, à tel point que votre vie de couple passe constamment au second plan. "Chéri, je suis là !"

Subir au quotidien

Il est loin le temps où vous viviez d'amour et d'eau fraîche ! Aujourd'hui, votre homme est marié à son travail. A 7 h du matin il disparaît pour revenir à la nuit tombée. Et encore ! C'est quand monsieur n'est pas en déplacement. Trois, cinq, parfois quinze jours sans le voir et sans avoir votre mot à dire. Voyage professionnel oblige.

Et le quotidien n'est pas beaucoup plus reluisant : les dîners aux chandelles, les sorties du dimanche, les vacances improvisées à la dernière minute, on oublie ! Son téléphone, jamais éteint, sonne au beau milieu d'un déjeuner dominical en famille ou pendant un dîner entre amis et au lieu de l'ignorer, il s'éclipse pour répondre. Ca ne vous énerve même plus, vous êtes résignée. Les gens ne font pas de réflexion, ce n'est pas la première fois que cela arrive. Mais quand même, vous sentez les regards lourds de sens braqués sur vous : "Mais comment fait-elle pour supporter tout ça ?"

Vraie excuse ou faux prétexte ?

Des excuses qui expliquent cet acharnement dans le travail, il en existe. Certaines sont valables, d'autres beaucoup moins.
S'il a cessé depuis belle lurette de compter ses heures, c'est en partie pour vous assurer un confort de vie non négligeable. Vous offrir la belle vie, c'est ce qu'il vous a toujours promis. Une belle voiture, une grande maison, un niveau de vie enviable, c'est bien joli, mais ça ne comble pas la solitude. Un salaire doublé, oui, mais au sacrifice de précieux moments à deux, est-ce vraiment ce pour quoi vous vous êtes engagée ?

Son travail, c'est sa passion. Votre homme ne fait pas les choses à moitié, il sait ce qu'il veut et se donner à 200 % ne lui fait pas peur. L'oisiveté, la détente, pour quoi faire ? Il veut accomplir de grandes choses, profiter de toutes les opportunités qui s'offrent à lui. Ralentir la cadence serait signe d'échec, d'abandon, de faiblesse. Et finalement, vous vous dites que ce n'est pas plus mal. Combien d'hommes n'aiment pas leur métier, se lèvent déprimés, se rendent sur leur lieu de travail en traînant des pieds et le soir venu, reportent leur frustration sur leur compagne ? Certes, vous ne voyez pas beaucoup votre moitié, mais vous avez au moins la satisfaction de le savoir passionné par ce qu'il fait.

Et puis il y a ceux qui se noient dans le travail pour éviter d'affronter les problèmes du quotidien. Votre couple bat de l'aile, monsieur n'en peut plus de vos disputes, la vie de famille l'oppresse, il veut partir mais ne sait pas comment vous le dire. Du coup, il choisit de s'isoler et le meilleur prétexte pour cela, c'est le travail. Mais lorsque cela affecte sérieusement votre couple, que vos enfants se plaignent de ne jamais voir leur papa, que le travail passe systématiquement avant tout le reste, c'est à vous de dire stop...

Ton travail ou moi ?

Vous subissez la situation, au point que vous ne trouvez plus votre place dans ce drôle de ménage à trois. Il n'y en a que pour lui : lui et son travail, lui et ses collègues, lui et ses dossiers urgents, lui et ses déplacements professionnels. Du coup vous ne supportez plus d'en entendre parler, vous lui coupez la parole quand il s'apprête à vous raconter sa journée, lui demandez d'aller téléphoner dans la pièce d'à côté, hurlez quand vous le voyez sortir son ordinateur portable "juste deux minutes pour consulter mes mails".

Son boulot, désormais, c'est un sujet tabou. Et peut-être est-ce là votre erreur. Vous lui reprochez de ne plus rien partager avec vous ? Essayez de vous intéresser, de rencontrer ses collègues, de comprendre ce qui le fascine dans son travail, d'être plus ouverte. En contrepartie, il daignera peut-être vous consacrer plus de temps et d'attention.

Vous avez tout essayé mais rien n'y fait. Non seulement il passe sa vie au bureau, il annule vos sorties parce qu'il est fatigué ou qu'il a une réunion de dernière minute, il ne lâche pas son téléphone pendant les week-ends ou lors de vos (trop) rares vacances, mais en plus il vous reproche de l'étouffer, de trop vous plaindre, d'être égoïste. C'en est trop ! L'ultimatum s'impose : "Ralentis la cadence ou dis adieu à notre couple." Qu'il soit passionné, ambitieux, pourquoi pas, mais vous n'êtes ni son souffre douleur ni sa secrétaire soumise. Avoir un PDG zélé en guise de mari, non merci !

 
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