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Que faire quand il/elle ne veut pas d'enfant ?

Article par Clémence ORCEL , le 02/03/2009 à 17h45 , modifié le 11/06/2009 à 11h51 20 commentaires

La maison, le conjoint, le compte commun, vous avez tout pour être comblé(e). Seule ombre au tableau : il vous manque un bébé. Que faire quand votre moitié refuse de vous faire le plus beau des cadeaux ?

Pourquoi non ?
 
Première étape : savoir ce qui l'empêche de vous faire un enfant. Ses arguments :

"Pas tout de suite, ce n'est pas le moment." La bonne nouvelle, c'est que votre moitié ne renonce pas définitivement à devenir parent : des enfants, il en veut, mais pas maintenant. La mauvaise, c'est qu'il va falloir patienter ! Restez ouvert(e) au dialogue, ne le/la faites pas culpabiliser, après tout, peut-être que ses raisons sont valables.
Vous êtes en couple depuis peu de temps, vous ne roulez pas sur l'or et ne pouvez pas vous permettre d'emménager dans un appartement plus grand pour l'instant, vous êtes encore très jeunes, il/elle a déjà eu des enfants d'une précédente union et veux attendre un peu avant de se relancer, etc. Des raisons, il peut en exister des dizaines. Le tout est de vous assurer que ce ne sont pas de fausses excuses.
 
"Je ne me sens pas prêt(e), pas à la hauteur." Pourtant, d'après vous, toutes les conditions sont réunies pour que vous deveniez parents. Votre couple est solide, vous n'avez pas de problème d'argent, vous auriez tous les deux du temps à consacrer à votre bout de chou. Le refus de votre moitié est probablement dû à sa peur de ne pas être à la hauteur, de tout faire à l'envers, d'être un mauvais père.
Etre parent est une lourde responsabilité, d'où ses réticences. Pourtant, s'occuper d'un enfant s'apprend au fur et à mesure et s'y préparer est désormais possible. On ne compte plus les livres, manuels, magazines, sites Internet, coachs, cours de soutien et autres aides pour futurs parents. Sans parler de votre entourage qui peut se révéler expert en la matière. Parlez-en avec votre moitié, montrez vous rassurant(e). Il/elle a des doutes ? Rien de plus normal, vous-même il vous arrive d'en avoir !
 
"Je n'ai pas la fibre parentale." Ca vous dépasse ! Depuis des années vous n'attendez que ça : donner la vie, bercer votre enfant dans vos bras, le regarder grandir, s'épanouir, l'initier au football, au judo ou à faire des gâteaux. Et pourtant, ce n'est pas le cas de votre moitié.
Il faut croire que nous ne sommes pas tous destinés à devenir parents et que la vie de couple suffit à certains. Aux biberons, couches, pleurs et cris ceux-là préfèrent le calme, la tranquillité et la compagnie des adultes. En plus d'être une immense responsabilité, l'arrivée d'un enfant entraîne le bouleversement du quotidien, de vos habitudes, emplois du temps, préoccupations. Il faut trouver un autre équilibre, adapter votre mode de vie à votre nouveau statut, celui de papa ou maman. Et il semblerait que certains, comme votre conjoint, n'en ressentent ni l'envie ni le besoin.
 
Ne pas renoncer
 
Deuxième étape : comment réagir et comment tenter de motiver votre partenaire sans le dégoûter ?
 
Votre moitié souhaite faire un enfant, mais plus tard ?  Il va falloir patienter, vous changer les idées pour que cela ne tourne pas à l'obsession, sans pour autant perdre de vue votre objectif.  Passez du temps avec les enfants de vos proches, et racontez-lui la joie que cela vous procure. Sans le/la harceler avec ça, parlez-lui de prénoms, chambre de bébé, peluches, etc.  Préparez tout doucement votre ami(e) pour le jour où il/elle sera enfin maman ou papa. Et mesdames, cela va sans dire : ne lui faites pas un enfant dans le dos, vous risqueriez de le dégoûter pour de bon !
 
Malgré vos encouragements (ou menaces) et votre patience, votre conjoint n'arrive toujours pas à se faire à l'idée d'être parent. Son "non" reste catégorique. Dans ce cas là, l'ultimatum «  un bébé ou la rupture » semble être  votre dernière option.
Première hypothèse : ça marche, il/elle cède. Vous avez beau savoir qu'un enfant se désire à deux, vous gardez espoir, sa fibre parentale pourrait se réveiller à la vue de votre bout de chou. Seconde hypothèse : rien n'y fait, c'est toujours non. Si votre désir d'être parent est plus fort que l'amour que vous portez à votre moitié, alors il est temps de partir à la recherche de la personne qui vous fera le plus beau des cadeaux...
               
Ils témoignent
 
Maïlys, 28 ans, comptable
"J'ai réclamé pour la première fois un enfant à Robin il y a quatre ans. Nous étions ensemble depuis quatorze mois seulement mais c'était plus fort que moi, il fallait que je devienne maman ! J'ai insisté pendant six mois mais il n'était pas près. Du coup, je l'ai quitté, avant de le supplier de me reprendre, quelques mois après, me rendant compte de ma bêtise. Il y a environ un an et demi, nous avons eu notre petit Solal. Inutile de vous dire que depuis je suis la plus heureuse des femmes. Mon chéri a bien fait de me faire attendre, même si ma patience n'était pas toujours de la partie ! Le prochain ? Bientôt j'espère !"
 
Muriel, 56 ans
"Je me suis mariée très jeune, sûrement trop. J'ai vite compris que mon mari ne voudrait jamais s'encombrer de bébés à la maison. Vers trente ans, j'ai commencé à m'inquiéter, je ne voulais pas finir sans enfant. J'ai donc tenté de lui dire qu'il me privait de quelque chose de fondamental. Malheureusement, je n'étais pas assez courageuse, trop soumise, et je n'ai pas su lui faire changer d'avis. Aujourd'hui, je suis veuve et sans enfants. Je regrette de ne pas m'être plus battue pour obtenir ce que je voulais."
 
 Benoît, 33 ans, décorateur d'intérieur
"On dit toujours que ce sont les hommes qui refusent de faire des enfants. Pourtant, dans mon cas c'est le contraire. Je suis en couple avec Marianne depuis 7 ans et marié avec elle depuis 4 ans, et elle ne se sent toujours pas prête. Moi qui voulais être papa à trente ans, c'est raté ! Je supporte de moins en moins bien la situation. J'ai beau tout faire pour l'amener en douceur à changer d'avis, je n'essuie que des refus. Si dans un an elle ne s'est toujours pas décidée à faire un bébé, je serai obligé de la quitter malgré tout l'amour que j'ai pour elle."
 
Tina, 37 ans, styliste
"Mon ami et moi étions d'accord sur un point : nous ne voulions pas d'enfant. Je me souviens, cela a été un tel soulagement pour moi lorsque Rémi m'a annoncé la nouvelle, après quelques mois de relation. Pourtant, une surprise nous attendait... Quelques semaines après cette discussion, j'ai découvert que j'étais enceinte ! Et comble du comble : des jumeaux ! Jules et Louise ont maintenant trois ans et font notre bonheur. Comme quoi, il faut croire que le destin fait bien les choses..."

 
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