Sa passion pour la chasse

Article par Marie-Lucie VANLERBERGHE , le 04/05/2006 à 10h34 , modifié le 29/05/2008 à 10h22 0 commentaire

ChassePour Antoine, que j'adorais, j'ai quand même vécu une chasse à la bécasse ! Souvenirs...
Nous sommes à Perros-Guirec en Bretagne. Le réveil sonne à 6 heures un dimanche matin d'automne. Antoine est tout guilleret, moi je m'extirpe du lit douloureusement.
J'ai fait l'acquisition d'un équipement complet de chasse qui m'a coûté une fortune : veste en toile huilée, bottes hautes et béret. Le tout kaki. Ainsi vêtue, je plais beaucoup à Antoine et à sa mère.
A 6 heures 30, petit déjeuner : fromage, vin, jambon... une nourriture qui tient au corps !!
Antoine me sourit, il aime quand je l'accompagne. Je lui souris en retour et réajuste mon béret.
7 heures : Une vingtaine de chasseurs parle de chasse. Je n'y comprends rien.
Trop de chiens aboient dehors, je ne les aime pas beaucoup mais feins de trouver ça hyper sympa. Antoine prend son fusil. Je ne le trouve pas plus viril.
7 heures 15 : La chasse à la bécasse est ouverte.
Marche, ronces, feuilles, boue, marche, racines, re-ronces. Mon béret s'y accroche. J'ai mal aux pieds. Antoine tout à sa bécasse ne me voit pas me débattre derrière lui, heureusement. Je suis accrochée par les manches et le pantalon.
12 heures : pause repas. Je suis affamée. Je me rue sur le buffet.
L'après-midi se déroule de la même manière. J'ai encore plus mal aux pieds, envie de dormir et surtout, j'en ai ras le béret...
Antoine a finalement tué sa bécasse. Il m'en donne une plume, celle qu'on lui arrache au bout du derrière.
Je l'ai gardée longtemps comme preuve de son amour dans mon porte-monnaie. Et puis je l'ai jetée quand Antoine m'a jetée. De toute façon, je n'aimais pas la chasse !
Fanny, 35 ans

 
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