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Il fume, pas moi : comment vivre avec l'addiction de ma moitié ?

Article par Clémence ORCEL , le 02/10/2009 à 12h15 , modifié le 07/01/2015 à 17h20 0 commentaire

Une cigarette au petit déjeuner ? Au lit ? Dans la voiture ? Très peu pour vous... Mais inutile de vous y opposer : vous n'avez pas le choix. Monsieur votre jules fume, un point c'est tout. Ben voyons...


De l'air !

A peine rentrée à la maison, pas besoin de vous demander si votre homme est là... Le salon empeste la cigarette, le cendrier de la cuisine est plein à craquer, vous êtes accueillie dans votre chambre par un nuage de fumée. Une seule envie : sortir, vous aérer, vous débarrasser de cette satanée odeur de goudron qui vous monte à la tête !

Plutôt que de subir ou de passer votre vie à râler, imposez des règles. La vie à deux demande des ajustements, surtout dans votre cas. Instaurez des zones fumeurs et non-fumeurs dans la maison. Par exemple, interdisez-lui de polluer la cuisine et la chambre. S'il veut fumer, il a le salon, le balcon, ou encore mieux : la rue. Pareil dans la voiture : quand vous êtes là, il peut s'abstenir.

Chacun doit faire des concessions, y mettre du sien : ne passez pas votre vie à le culpabiliser. Certes, la mauvaise habitude de votre jules vous coute cher, il "empeste" le tabac en permanence, il devient fou quand son paquet est vide. Mais ne le jugez pas trop vite ! Il ne s'agit certes pas d'une maladie, mais bien d'une addiction, difficile à contrôler. Montrez-vous compréhensive, en échange, il se retiendra de transformer votre petit nid en cendrier géant.

Quand la santé part en fumée...

La cigarette ne se contente pas d'avoir des incidences sur votre confort de vie. Il met votre santé et celle de votre homme en danger ! Et ça, forcément, vous avez du mal à l'accepter. Comment peut-il consciemment vous mettre tous les deux en péril, comme ça ? Une espérance de vie diminuée de vingt ans, le risque d'attraper toutes sortes de cancers, etc. Ca vous dépasse, il vous arrive même de songer à la rupture...

Mais plutôt que de lui lancer sans cesse des ultimatums ("moi ou la cigarette"), faites-lui savoir que s'il souhaite arrêter, vous êtes là pour l'aider. Si c'est encore trop tôt mais qu'il respecte vos règles du quotidien et qu'il ne vous plante pas systématiquement la clope sous le nez, soyez patiente. Le déclic finira sûrement par arriver.
Se débarrasser d'une addiction, ça n'a rien d'un jeu d'enfants : faites tout pour lui rendre la tâche plus facile.

 

Aurélie, fumeuse passive depuis trente ans

"Ca a commencé avec mes parents. Mon père et ma mère consommaient en moyenne deux paquets de cigarettes par jour. Déjà quand j'étais petite, ils fumaient partout : dans ma chambre, dans la voiture, dans la salle de bain au moment du bain, etc. Sur quasiment toutes les photos de l'époque, ils ont la clope au bec. Mes deux grands-frères se sont mis à fumer vers quinze ans. Moi, j'ai toujours refusé de me laisser entraîner là-dedans, le tabac me dégoute.
Mais évidemment, il a fallu que je tombe sur un fumeur... Avec Ludovic, mon fiancé, c'est rebelote. La cigarette du réveil, celle du petit déjeuner, celle fumée dans la voiture, en allant au travail, etc. Et je peux vous dire que je ne les ai pas retrouvées avec plaisir, celles-là ! Encore un peu plus de goudron et de cochonneries dans mes poumons, c'est exactement ce dont j'avais besoin ! (Ironie.) Ludovic est prévenu : il va falloir qu'il diminue sa consommation de cigarettes quand nous aurons des enfants. Hors de question qu'ils revivent ce que j'ai vécu..."

 

 
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