Quand la santé part en fumée...
La cigarette ne se contente pas d'avoir des incidences sur votre confort de vie. Il met votre santé et celle de votre homme en danger ! Et ça, forcément, vous avez du mal à l'accepter. Comment peut-il consciemment vous mettre tous les deux en péril, comme ça ? Une espérance de vie diminuée de vingt ans, le risque d'attraper toutes sortes de cancers, etc. Ca vous dépasse, il vous arrive même de songer à la rupture...
Mais plutôt que de lui lancer sans cesse des ultimatums ("moi ou la cigarette"), faites-lui savoir que s'il souhaite arrêter, vous êtes là pour l'aider. Si c'est encore trop tôt mais qu'il respecte vos règles du quotidien et qu'il ne vous plante pas systématiquement la clope sous le nez, soyez patiente. Le déclic finira sûrement par arriver.
Se débarrasser d'une addiction, ça n'a rien d'un jeu d'enfants : faites tout pour lui rendre la tâche plus facile.
Aurélie, fumeuse passive depuis trente ans
"Ca a commencé avec mes parents. Mon père et ma mère consommaient en moyenne deux paquets de cigarettes par jour. Déjà quand j'étais petite, ils fumaient partout : dans ma chambre, dans la voiture, dans la salle de bain au moment du bain, etc. Sur quasiment toutes les photos de l'époque, ils ont la clope au bec. Mes deux grands-frères se sont mis à fumer vers quinze ans. Moi, j'ai toujours refusé de me laisser entraîner là-dedans, le tabac me dégoute.
Mais évidemment, il a fallu que je tombe sur un fumeur... Avec Ludovic, mon fiancé, c'est rebelote. La cigarette du réveil, celle du petit déjeuner, celle fumée dans la voiture, en allant au travail, etc. Et je peux vous dire que je ne les ai pas retrouvées avec plaisir, celles-là ! Encore un peu plus de goudron et de cochonneries dans mes poumons, c'est exactement ce dont j'avais besoin ! (Ironie.) Ludovic est prévenu : il va falloir qu'il diminue sa consommation de cigarettes quand nous aurons des enfants. Hors de question qu'ils revivent ce que j'ai vécu..."