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Couple : L'infidélité est-elle biologique ?

Article par Bénédicte Flye Ste Marie , le 27/01/2014 à 15h44 , modifié le 07/01/2015 à 16h32 0 commentaire

Mesdames, Messieurs, déculpabilisez-vous : si vous avez parfois tendance à aller voir ailleurs si l'herbe est plus verte que dans les bras de votre chéri(e), ce n'est pas -totalement- de votre faute. Car plusieurs études scientifiques très sérieuses démontrent qu'il peut y avoir des origines organiques au fait de commettre l'adultère (ou pas). Explications.

Des individus prédisposés génétiquement à l'adultère
Trêve de mauvaise foi, si l'on est infidèle, c'est souvent parce qu'on est en recherche de nouvelles sensations - fortes de préférence-, que l'on souffre de la tiédeur relation actuelle ou que l'on a besoin de se rassurer sur sa séduction. Mais elle se justifierait aussi partiellement par des facteurs génétiques.

Une enquête publiée dans le magazine PloS ONE et menée par le professeur en anthropologie évolutive Justin Garcia a à la Binghamton University à New York ainsi interrogé 181 adultes sur leurs habitudes sexuelles tout en étudiant leur ADN. Ses conclusions prouvent que les personnes nanties de la variante génétique DRD4 7R+ seraient davantage susceptibles d'y succomber que celles qui n'en sont pas gratifiées : 50 % des membres d'un premier groupe se sont laissés tenter par l'infidélité contre seulement 22% dans le second groupe. Une modulation génétique qui n'est pas l'apanage du sexe masculin puisque les femmes en sont porteuses presque aussi fréquemment. Au final, les responsables de l'étude expliquent qu'elle établit "que la biologie influence les comportements au niveau des prises de décisions concernant leur vie personnelle". Des observations intéressantes mais qui mériteraient d'être étayées par des travaux de plus grande envergure car l'échantillon passé au crible ici est relativement restreint. 


L'ocytocine, l'hormone des gens fidèles
On connait l'implication de l'ocytocine dans le bon déroulement de l'accouchement et la construction d'une relation harmonieuse entre la mère et l'enfant ; une hormone qui entrerait aussi en lice dans les phénomènes de l'orgasme, de l'empathie et dans les rapports sociaux en général. Mais un taux important de cette hormone secrétée au niveau de l'hypophyse, une glande du cerveau favoriserait, si l'on en croit une autre étude, réalisée celle-ci à Bar-Ilan en Israël, les comportements monogames. Les personnes dont le sang présente la plus haute concentration d'ocytocine seraient celles qui auraient tendance à rester le plus longtemps avec le même partenaire.

En outre, elles montreraient plus câlines, plus tactiles et rechercheraient davantage le contact oculaire. Une supplémentation en ocytocine pourrait donc aider les couples en difficulté. L'influence positive de l'ocytocine a été ensuite confirmée ensuite par le travail d'une équipe de chercheurs de l'Université de Bonn puis par celui de l'hôpital universitaire Saint Thomas de Londres, dont les experts ont même réussi à... boucler la boucle puisqu'elle affirme, via la voix de l'un de ses membres, Terry Burnham, que des quantités élevées d'ocytocine produites pendant un rapport sexuel peuvent être "l'antidote à cette malencontreuse hérédité. Cela inhibe l'activité qui ont été identifiés comme porteurs du gène de l'infidélité". Moralité : faire l'amour avec son partenaire "légitime", c'est bon pour la morale...

 
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