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Comment savoir si on est prêt pour le grand amour ?

Article par , le 13/08/2012 à 10h00 1 commentaire

On peut le trouver au travail, dans le bus le matin, dans un bar ou sur internet, le grand amour est parfois tout près de nous. Mais encore faut-il se sentir prêt, parfois le provoquer et avoir son esprit en éveil pour ne pas passer à côté.

Françoise Dorn, maître praticien en PNL, psychothérapeute et auteur de plusieurs ouvrages dont Cahiers d'exercices pour rencontrer l'amour aux éditions ESF a répondu à nos questions.

Quelle est la principale question à se poser à soi-même pour savoir si on est prêt pour le grand amour ?
Les grandes questions à se poser sont : Est-ce que je me connais bien ? Est-ce que je suis dans l'ouverture par rapport à une rencontre ? Est-ce que j'ai identifié ce que je suis ? Mes valeurs ? Est-ce que je cherche le contrôle et je veux maîtriser l'autre ou est-ce que j'arrive à faire confiance  et à être vraiment dans l'accueil de l'autre ?

Faut-il avoir perdu ses illusions sur le couple et/ou le prince charmant pour être prêt à rencontrer l'amour ?
Oui et non.  Car souvent quand on rencontre le grand amour, c'est qu'il y a eu des ratés avant à cause des illusions. Il faut  garder une part de rêve mais aussi accepter que l'autre soit différent. C'est d'ailleurs l'ingrédient le plus important pour réussir sa vie de couple : accepter la différence. Cela implique donc de retirer ses lunettes roses et de voir l'autre avec sa réalité.

Jusqu'où les croyances limitantes sur le sexe opposé peuvent-elles être des freins à l'amour ?  
Derrière les croyances limitantes, il y a toujours des peurs. Aussi, il est important de les identifier pour les apprivoiser et les faire évoluer pour faire évoluer ma capacité à rencontrer l'amour. En se répétant par exemple « les hommes sont tous des lâches » ou « les femmes sont toutes des allumeuses », on voit l'amour avec des lunettes déformantes. Les croyances par rapport à soi, à l'autre mais aussi à l'environnement peuvent constituer des freins à la rencontre. Car si je suis dans la peur, je suis dans les défenses et non pas dans l'ouverture.

Avoir une idée précise de ses attentes du couple et du partenaire idéal permet-il de mieux se préparer à une éventuelle relation ?
Un couple, c'est donner et recevoir. Qu'est-ce que je suis prêt à donner, qu'est-ce que je suis prêt à recevoir ? Il faut savoir remettre de la réalité aux attentes, aux besoins et aux désirs et apprendre à naviguer entre les rêves et la réalité afin que le couple n'échoue pas et ne fasse pas naufrage car l'écueil de la réalité aura abîmé les rêves.

Faut-il avoir accepté sa solitude et bien la vivre pour être apte à vivre à deux ?
On pense souvent que « c'est grâce à cet autre que je vais être heureuse », « c'est à l'autre de me faire aller bien ». Non ! C'est à moi de me faire aller bien. L'autre ne doit pas être là pour combler notre solitude et nous réparer. Pour être capable de vivre à deux, il faut assumer ses besoins seul et être capable de les satisfaire.

Doit-on attendre le hasard ou provoquer les rencontres en quête de l'âme-sœur ?
C'est les deux à la fois ! Je vis ma vie, je sors, je rencontre des gens. J'accueille le moment présent et j'accepte le hasard qui est un formidable compagnon ; d'ailleurs c'est le hasard qui fait les meilleurs rencontres. Mettre en place des actions comme participer aux speed datings, fréquenter les clubs de célibataires ou s'inscrire sur un site de rencontre sont autant de choses qui favorisent le hasard toujours en étant bien avec soi.

Peut-on dire que l'on est prêt pour le grand amour lorsque l'on se sent capable de faire des concessions et des renoncements ?
Identifier les différences de valeurs et de besoins par rapport à l'autre est nécessaire mais il ne faut pas être uniquement dans les concessions et les renoncements. Car il y a des renoncements qui sont inacceptables pour soi sinon ce serait se renier en profondeur. Si on force les choses, on va dans les frustrations qui engendreront par la suite agressivité et conflit. Accepter que l'autre puisse vivre des activités seul et que chacun puisse avoir son territoire, c'est aussi accepter que les choses mûrissent et permettront par la suite la capacité à faire des concessions et des renoncements plus facilement en respectant son rythme et celui de l'autre.

Quelques signes révélateurs qui pourraient nous faire comprendre que l'on est peut-être prêt à l'amour avec un grand A ?

Vouloir s'engager, c'est accepter que l'autre ne sera pas exactement comme je veux qu'il soit et accepter aussi que l'amour va évoluer, qu'il y a un challenge et que je veux relever le défi. C'est se dire aussi que j'accepte les conflits et forcément je sais que je vais les dépasser puisque tous les deux nous avons les ressources. Je suis dans l'ouverture du cœur, j'arrive à me faire confiance et à faire confiance à l'autre. Et pour rappeler la formidable citation de Saint Exupery « Aimer, c'est naître »... Alors bien plus qu'aimer, le grand amour serait une nouvelle naissance.

 
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