• Amour
  • Séduction

Ce qu'elles attendent de la vie à deux

Article par Laurence Bourdouleix , le 12/12/2005 à 09h56 , modifié le 07/11/2008 à 15h07 0 commentaire

Corinne et Laure, toutes deux jeunes célibataires, se confient sur ce qu'elles attendent de la vie à deux. Témoignages.

Quand on rencontre Corinne, on pense immédiatement qu'elle est " bien dans ses baskets " et qu'elle a un caractère bien trempé. Chorale, yoga, soirées entre amis... la jeune femme multiplie les activités, seule ou en groupe. Une façon pour elle de rencontrer de nouvelles personnes, d'élargir son réseau d'amis ou peut-être de combler un vide affectif ?
Non, pas du tout.

"On dirait parfois, remarque Corinne, que ça dérange d'être seule et heureuse ! Quand on est bien dans sa peau, arriver avec le sourire quelque part c'est plus agréable et on attire plus les regards. Mais je précise que ça ne me dérange pas de faire des choses seule. "

Parmi les poncifs de la " femme seule ", on entend souvent parler de " mauvais caractère ", ou de " recherche du compagnon idéal ". Là encore, Corinne n'hésite pas à dire ce qu'elle pense : " Pourquoi pense-t-on toujours qu'une célibataire est invivable, voire carrément " chiante " ? De même on ne reste pas systématiquement seule parce qu'on court après le prince charmant ! Je suis consciente que l'homme idéal n'existe pas, comme la femme d'ailleurs. Je suis prête à accepter un homme avec ses imperfections, et même si je ne demande pas la lune, j'aimerais qu'il me protège, qu'il soit tendre et me fasse rire. Si je rencontre un homme avec qui je sens que quelque chose de sympa peut se passer, il aura bien évidemment de la place dans ma vie. Etre en couple, cela veut dire partager, être ensemble mais aussi garder ses propres passions et pourquoi pas les faire découvrir à son partenaire. Il y a dix ans je vous aurais dit le contraire, qu'un couple devait être fusionnel, mais à voir les couples autour de moi et la façon dont la société évolue, je ne crois plus qu'un couple scotché 24/24 h soit viable sur la durée. "

Pudiquement, Corinne avoue toutefois quelques coups de blues de temps en temps. Pas question pour autant de se morfondre sur son statut de femme seule. Elle n'est pas obsédée par son horloge biologique et son entourage ne lui colle plus la pression parce qu'à " son âge " elle n'est pas encore mariée ! " En attendant, je profite tout simplement de la vie. "


Laure : la peur d'un nouvel échec

Depuis trois ans, Laure, 25 ans, est célibataire et avoue en avoir marre. La solitude est difficile à vivre, surtout quand la famille est loin et que les amis célibataires se mettent en couple les uns après les autres. Cette petite brune au regard malicieux a mal vécu la fin de sa précédente histoire et semble se protéger d'un autre échec.

" C'est vrai que j'ai peur de subir à nouveau une rupture et inconsciemment je ne m'ouvre pas à d'autres rencontres ", explique-t-elle.  D'autant que je me connais : comme je m'enthousiasme très vite, je pars au quart de tour quand un garçon s'intéresse à moi, je dois être vigilante. " Laure confie qu'elle ne se fait pas beaucoup draguer. " J'ai parfois le sentiment que les garçons ont peur des filles plutôt posées comme moi. En soirée ils vont plus volontiers vers des nanas qui cherchent l'aventure. Peut-être ne suis-je pas assez sexy, assez femme, mais bon j'ai envie de rester moi-même."

"Depuis que je vis à Paris, les rencontres sont moins faciles, je dirais même qu'ici, être célibataire est presque une mode. C'est peut-être aussi le monde du travail qui veut ça, différent de celui des étudiants. On croise beaucoup de gens, mais on les revoit rarement."

Au fil de la discussion on ressent chez Laure un souhait profond de vivre en couple, même si on la sent quelque peu réticente. A-t-elle sincèrement envie de faire de la place à un homme dans sa vie ? " J'ai peur de ne plus savoir. On s'habitue vite à gérer sa vie en solo. Je sais que je ne suis pas compliquée à vivre au quotidien, donc ça ne devrait pas poser de problème le jour où je rencontrerai un homme avec qui je serai bien."

"Je souffre de ne pas pouvoir partager avec un compagnon les belles choses que je vis, mais aussi des moins sympas. Vivre en couple c'est avant tout partager, avoir une complicité : si les deux sont sur la même longueur d'onde, ça va, mais le côté fusionnel n'est pas pour moi je pense que la vie est assez longue pour ne pas être collés sans arrêt... "

 
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.



d'Amours
logAudience